250 milliards d'euros pourraient être présentés par la communauté bancaire internationale au titre des pertes sur LBO. 30 milliards d'euros concerneraient les seules banques Françaises à ce titre.
Le dispositif des LBO est techniquement risqué puisque le remboursement de la dette est un pari sur la rentabilité ultérieure de la société. Les repreneurs décident de financer une acquisition par une dette dont le montant sera acquitté par l'affectation d'une partie des dividendes à ce désendettement. Ce mécanisme est fragile puisqu'il suffit que l'activité se détériore, la rentabilité est alors moindre et les dividendes ne peuvent plus honorer cette charge de la dette.
Le Groupe d'analyse Fitch vient de publier un rapport d'alarme. Les prochaines semaines risquent de connaître une nouvelle vague de dettes bancaires très lourdes. La crise est loin d'être finie.
Progressivement, une nouvelle donne semble prendre naissance pour la présidentielle 2012. Le FN retrouve des couleurs. La majorité présidentielle se divise. Si Villepin et Boutin s'engagent dans la compétition, le score du 1er tour 2007 sera impossible à réaliser pour le Président sortant.
L'éclatement progressif du paysage politique ramène plus probablement à des scores quasi-généralisés au-dessous du seuil des 20 % dans la lignée des présidentielles antérieures à 2007 dans des conditions où la qualification pour le second tour se joue alors à la marge.
Lors des dernières législatives en Israël, la candidate à la fonction de Premier Ministre avait choisi cette formule pour ses affiches « un véritable homme ».
J’ai été surpris par cette formule. Certes, ce pays et sa population sont confrontés à des épreuves quotidiennes qu’ils affrontent avec un courage exemplaire créant ainsi un contexte particulier justifiant une telle formule quasi-provocatrice.
En réalité, derrière cette formule, il y a une volonté d’assumer la féminité et de revendiquer un au-delà.
C’est une approche identique que va ouvrir Sarah Palin pour la présidentielle Américaine 2012. Elle vient de démissionner de sa fonction de Gouverneur de l’Alaska pour préparer la tournée des meetings de soutien lors des élections du mid term en 2010, tour de chauffe pour 2012.
L’an dernier, un ex-collaborateur de Mitt Romney qui organisait la campagne de McCain pour une partie de la côte Est m’expliquait qu’il était persuadé que Barack Obama était trop élitiste pour plaire dans le temps aux couches moyennes de l’Amérique profonde.
Ces couches aiment un candidat BBQ qui partage leurs goûts, leurs racines, leurs repères. Le cow boy a toujours gagné sur l’intellectuel. A ce titre, jusqu’aux premières heures de la crise financière, le camp McCain demeurait confiant.Sarah Palin est à cette image. Elle se comporte en « véritable homme » visitant les troupes, respectant un emploi du temps hors du commun car là-bas les distances sont considérables …
Après le premier Président métis, la première femme présidente ? Ce qui est sûr, c’est que la bataille sera belle. Il ne faut pas oublier que la victoire de 2008 a été certes celle de Barack Obama mais peut-être d’abord la défaite de Bush qui était devenu insupportable et insupporté à un point qui garantissait peut-être la victoire de tout candidat démocrate…?
Au Canada, un sondage Nanos vient d'être réalisé pour un groupe de presse. 1001 Canadiens ont été questionnés du 17 au 21 juin 2009.
Le sondeur a choisi une méthode atypique : les questions ouvertes. D'ordinaire, une question précise est posée et la personne questionnée répond par oui, par non et par "ne sait pas".
Là, dans cette enquête, la méthode est autre puisque le choix de la question ouverte consiste à collecter la réponse spontanée sans la guider.
Dans les sondages, cette méthode est très peu utilisée puisqu'elle est onéreuse au niveau de son traitement technique car par définition le spectre des réponses est large puisque visant à couvrir une matière quasi-inconnue.
Le sondage Nanos montre que, questionnés selon de telles modalités, les Canadiens étaient en mesure de citer que des lacunes ou des reproches à destination du personnel politique.
Alors même que les reproches atteignent des taux de 65 %, la première qualité "plafonne" à 5 %.
C'est une réalité qui est aujourd'hui connue au sein même des états-majors politiques mais ces derniers partent souvent d'un constat que la spécificité de la politique c'est que l'offre est limitée. La demande sera obligée de composer avec une offre peu élastique. Cette demande aspire à une nouvelle offre et, dans l'attente, elle zappe au gré des circonstances.
La société de gestion du parc immobilier de la Ville de Lyon vient de reconnaître qu'elle avait fait appel à des "emprunts toxiques". Le résultat est double. La perte financière sera de 30 millions d'euros dans "le moins pire des cas". Elle pourrait même monter à 120 millions d'euros si les conditions de sortie ne devaient pas être "favorables". C'est une part importante de la construction de logements sociaux qui est ainsi menacée.
C'est un exemple de l'opacité considérable qui règne en France sur la gestion des dépenses publiques. Les frais de fonctionnement des structures publiques relèvent d'un quasi "secret défense". L'évaluation des dépenses ne donne lieu à aucun rapport public périodique. Les conditions de participation dans des structures privées sont peu ou pas suivies dans le temps.
La France ne connaît que l'irrégularité financière et encore très peu car un "politiquement correct" s'est installé depuis 2002. A cette époque, la poussée du FN a été interprétée comme l'effet des "affaires" qui avaient occupé les gros titres …
Mais entre l'irrégularité et la bonne gestion, il y a un espace considérable. La SACVL n'a pas commis d'irrégularité au sens légal du terme. En revanche, il ne s'agit pas davantage d'une bonne gestion. Il serait temps d'améliorer les conditions de la traçabilité financière de l'argent public.
Le Parti Républicain Américain a engagé son processus de compétition interne pour la désignation de son candidat à la présidentielle 2012. Les comités électoraux destinés à collecter les fonds se déposent.
Deux débats méritent une attention particulière. D’une part, le choc entre les « intégristes » et ceux qui veulent aller chercher les voix au centre. Palin, Jindal, Huckabee incarnent une rigueur républicaine qui n’accepte aucun compromis sur les valeurs religieuses ou familiales. Crist, Cantor sont dans une logique où l’enjeu devient la classe moyenne et par conséquent il importe de trouver des terrains de rencontres par des propositions plus modérées.
D’autre part, les talents les plus prometteurs se posent désormais la question de savoir s’il ne faut pas tirer un trait sur 2012. Obama peut-il être battu ? Certains considèrent que non et ne veulent pas s’engager dans une compétition « perdue d’avance ». Il y a donc une percée de « candidats de compromis » comme Haley Barbour, Gouverneur du Mississipi. Il fut réélu en 2007 avec 58 % des voix (première ré-élection depuis 1877). Il n’a pas de charisme particulier mais il est l’exemple du « candidat de synthèse » capable de porter honorablement les couleurs Républicaines sans faire craindre l’éclatement du parti ; ce qui constitue un véritable risque actuellement.
C’est une « ambiance » qui n’est pas sans rappeler les contraintes de certaines formations politiques Françaises actuellement dans l’opposition nationale.
Ted est la tendance la plus intéressante qui nous vient actuellement des Etats-Unis. C’est la culture du « citoyen-énergie ». Le pouvoir véritable dépend des citoyens et non pas des « pouvoirs classiques ». Mais encore faut-il que le citoyen ait conscience qu’il a ce pouvoir.
Il n’y a pas de raison d’attendre que les pouvoirs publics fassent « le travail d’innover ». Il y a déjà tant de talents qui ont tous les atouts pour faire bouger.
Aimée Mullins est l’une des 50 plus belles femmes au monde. Depuis l’âge d’un an, elle est amputée des deux jambes.
Aux jeux paralympiques, elle a battu tous les records. Cette athlète est aussi un mannequin sublime. Avec son exemple, l’handicap est autre.
La force de la campagne d’Obama (« Yes we can »), c’est cet investissement des citoyens pour aller vers de nouvelles perspectives.
A quand en France l’équivalent de ted.org (précision technique : pour avoir la traduction en Français de la vidéo ci-dessous, il vous suffit de cliquer sur View Subtitles et choisir le Français) ?
L’emprunt national va-t-il enfin ouvrir le débat national sur la dette publique ?
La France a le niveau de prélèvements obligatoires le plus élevé des grands pays industrialisés (44% du PIB contre 39,5% pour la zone euro et 35 % pour le G7) et en même temps elle doit s’endetter chaque année pour financer des dépenses encore plus importantes.
Tout se passe comme si, depuis le début des années 80, l’augmentation de l’endettement était en fait considérée comme une ressource publique à part entière.
Une large partie de l’augmentation de la dette a été utilisée pour financer les dépenses courantes de l’État et pour reporter sur les générations futures une part croissante de nos propres dépenses de santé et d’indemnisation du chômage.
Le recours à la dette a même souvent ralenti les nécessaires efforts de modernisation.
La dette a permis à l’Etat de reporter la modernisation de sa gestion.
La preuve : le périmètre de ses missions s’est réduit, mais ses effectifs n’ont cessé d’augmenter (+ 300 000 agents, soit +14% entre 1982 et 2003).
L’endettement a également permis de maintenir certaines dépenses dont l’efficacité n’est pas avérée. Pas étonnant que ces dix dernières années, les dépenses de l’État ont été supérieures à ses recettes de 18% en moyenne.
L'implosion actuelle des structures intercommunales est un phénomène sans précédent. Après le Sivom d'Uriol en coma dépassé suite au retrait de Vif, c'est au Sivig d'être en salle d'attente pour subir …le même sort.
C'est une situation surprenante et grave.
Elle est surprenante, parce qu'aucune déclaration dans les programmes électoraux de la majorité vifoise ne laissait prévoir une telle casse.
Elle est grave, parce que l'esprit de l'intercommunalité c'est d'échapper au rapport de forces pour tendre vers une logique de bassin de vie. Vif peut montrer sa "puissance" au Gua, à Varces, à St Paul, à Lanchâtre … mais à la Métro si Grenoble appliquait les critères que ceux que Vif souhaite appliquer ici, que resterait-il de la Métro dans le rapport entre une ville de 160 000 habitants et la Commune de moins de 10 000 habitants ?
En réalité, les rancoeurs occupent une place excessive. Lors du dernier Conseil Municipal, le Maire a même refusé de répondre à la représentante de l'opposition de Vif par ailleurs Conseillère Générale du Canton. Comment leur serait-il possible de travailler ensemble dans un tel contexte ?
A ce rythme, il devient peut-être nécessaire de suivre très attentivement les délibérations de Vif pour voir naître bientôt la … déclaration d'autonomie ?
La Chambre des Représentants vient d’adopter une importante loi sur le réchauffement climatique. Ce texte a été adopté par 219 voix (une voix de plus que le seuil nécessaire de 218 voix). 44 démocrates ont voté contre tandis que 8 Républicains votaient pour. C’est un texte de 1 200 pages qui a pour principal mérite de passer comme message que les Etats-Unis font désormais une priorité de la lutte contre le réchauffement climatique à la différence de l’Administration Bush.
Cette victoire importante pour la nouvelle Administration Américaine est aussi le produit d’une longue réorganisation du parti Démocrate qui a beacoup impacté les dernières heures pour souder les Représentants de ce parti.
A partir de l’administration Reagan, un déséquilibre manifeste d’organisation et de puissance s’était installé entre les deux partis. Depuis 2002, sous l’impulsion d’Howard Dean, le Parti Démocrate s’est structuré. Il est devenu un appareil fonctionnel en matière de logistique. Rahm Emanuel, actuel Secrétaire Général de la Maison Blanche, a été une pièce maitresse dans la mise en place de cette nouvelle organisation.
Ce qui est intéressant c’est le processus qui a conduit le parti Démocrate à une telle évolution. Plus que jamais, le Président de ce parti politique est devenu un Chairman soucieux de deux priorités : l’organisation loyale de la future compétition interne, la mise en place de la logistique la plus performante au profit du candidat une fois désigné.
Cet état d’esprit a totalment changé la donne interne. Lorsqu’il est venu à Paris à l’invitation de Terra Nova, Howard Dean a confirmé l’impact décisif de ce choix. Les rivalités internes ont été légitimées et pacifiées. Mais surtout, le parti en tant que tel « vivait sa vie » à l’écart de la compétition naturelle. C’est une hypothèse de positionnement qui devrait probablement inspirer beaucoup de structures politiques Françaises à des échelons territoriaux différents.