Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Régionales Rhône-Alpes : Queyranne loin devant …

    Le magazine Lyon Mag publie le premier sondage TNS Sofres sur les régionales de mars 2010 dans la Région Rhône-Alpes.

    Le Président sortant est loin devant sur tous les critères : notoriété, cote de confiance et intentions de votes. Selon ce sondage, à ce jour, il gagnerait dans tous les cas de figures au second tour et avec une marge solide d'avance.

    Cette enquête démontre :

    – l'existence d'une prime au sortant dans les scrutins de gestion à la différence du scrutin européen de juin 2009,

    – la nécessité d'engager la campagne tôt pour les challengers comme le fait cette semaine Valérie Pécresse en Ile de France.

  • Médias Français et le poids du réseau Internet …

    Il aura fallu attendre deux jours de buzz sur le réseau Internet pour que des médias Français commencent ce matin à évoquer la vidéo de la télévision belge sur la visite présidentielle …


    De telles réactions ne peuvent que contribuer à alimenter des appréciations très critiques sur l’indépendance des supports institutionnels de presse Français.


    C’est comme les commentaires ce week-end sur les « universités d’été ». Quand l’UMP rallie un membre de gauche c’est « l’ouverture » mais quand le Modem dialogue avec la gauche c’est « la trahison ». Il y a là une incontestable gymnastique des mots qui ne peut que susciter des questions importantes sur l’impartialité des informations et l’équité des commentaires.

  • « Le nouveau Président » (épisode 9/11) : le terrain communique …

    Le blog 2villepin a mis en ligne le 9ème épisode de ce feuilleton d’été. La campagne présidentielle donne lieu à une « confrontation » d’organisations. Face aux partis politiques hyper-centralisés, le terrain cherche son expression avec des initiatives quasi-autonomes qui débordent les cadres habituels ….

    J’espère que vous aurez plaisir à parcourir cet épisode. A cette fin, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :


    http://2villepin.free.fr/index.php

  • Kennedy : qui va prendre le relais ?

    Les paris sont ouverts sur le nom de celle ou de celui qui va prendre le relais pour incarner la « dynastie Kennedy ».


    Deux noms se détachent : Robert Kennedy Jr et Maria Shriver.


    Le premier a pour lui de mener de longue date un combat très réussi pour l’environnement et plus particulièrement pour la protection de l’eau.


    La seconde est à la tête du réseau des volontaires en Californie. Elle paraît plus disposée à accepter des contraintes médiatiques. Elle est donc donnée en première position pour prendre le relais. A vérifier dans les prochains mois …


  • UMP, PS : la force de la démocratie directe

    Les partis politiques tentent d'arrêter leur descente aux enfers. Les effectifs chutent. Leurs mots d'ordres ne sont plus entendus. Les jeunes générations les désertent. Ils doivent changer leurs méthodes pour changer d'image de marque.

    Le PS croit détenir la clef avec les primaires. C'est un changement majeur. Encore faut-il voir les modalités pratiques derrière l'annonce de principe ? Ce sont ces modalités pratiques qui détermineront la réalité concrète de l'ampleur de ce changement.

    L'UMP annonce que la composition des listes aux régionales sera le fait des fédérations locales. Certes des contingents de "partenariats" vont exister mais les décisions nominatives seront le fait des fédérations locales.

    Ces deux exemples montrent la force nouvelle de la démocratie directe. Sarkozy installe (ou subit ?) une démocratie d'opinion permanente. Dans ces circonstances, il devient de plus en plus difficile aux autres acteurs du débat politique de laisser l'opinion à l'écart des principaux choix. Ce volet est une indiscutable avancée dès l'instant que cette participation populaire répond à des règles claires et transparentes.

  • Gouvernement : le rapport qui montre le retard

    Un blog indépendant vient de publier une étude détaillée sur les Ministres et Twitter.

    Les chiffres montrent que cette technique est totalement marginale pour des personnalités dotées de telles responsabilités suivies parfois par moins de … 10 personnes, n'échangeant aucune information significative.

    Ce rapport établit, si besoin était, non seulement le retard mais surtout que l'actuelle mode va à l'annonce plus qu'au fonctionnement réel.

    La France prend actuellement un retard considérable dans les pratiques comparées appliquées aux nouvelles technologies. Elles n'ont pas encore réellement impacté une nouvelle gouvernance publique. Il est vrai qu'elles imposent davantage de transparence et de dialogue. Ce sont là deux critères qui ne caractérisent pas particulièrement la vie publique Française et tout particulièrement le Gouvernement qui canalise les informations dans des conditions inédites.

  • Nicolas Sarkozy : 850 jours perdus ?

    Dans quelques jours, les campagnes régionales vont s'engager. Il n'y aura plus de répit avant la prochaine présidentielle. La première période du mandat présidentiel donne le sentiment d'un décalage considérable entre les promesses et les actes.

    La pression fiscale augmente. Le pouvoir d'achat baisse donc. L'insécurité n'est pas maîtrisée. La France n'est pas modernisée car tant de réformes annoncées sont abandonnées de fait. Le seul domaine de modernisation c'est le côté people qui frappe désormais la politique française qui vit au rythme des photos de plages, des indicateurs de régimes d'amaigrissement … Le profil des Ministres de la Culture donne une image assez bien résumée de l'évolution : la France est passée d'André Malraux à Frédéric Mitterrand.

    De façon globale, l'opinion souvent répandue est celle d'un rendez-vous manqué. Est-ce l'opinion qui a manqué le rendez-vous de mai 2007 en se trompant sur le tempérament d'un candidat ? Est-ce le candidat élu qui a ensuite pris trop de libertés avec les promesses des temps de conquête ? Cet écart est incontestable. Il va peser lourd dans les prochains mois car une partie de l'opinion entend bien purger cette rancoeur. Reste à savoir quand et jusqu'à quel pourcentage ?

  • Martine Aubry et les partis politiques new look

    La leader du PS a amorcé l'évolution vers la conception nouvelle des partis politiques. L'époque des "clubs de pensées" est révolue.

    Un parti politique semble désormais voué à deux fonctions :

    – être un club de supporters quand il est le parti qui soutient le pouvoir,

    – être une équipe de logisticiens quand il s'agit de conquérir le pouvoir. La logistique consiste alors à organiser des primaires loyales puis être un outil performant pour aider le candidat désigné dans la dernière ligne droite de sa campagne.

    La page IV ème République est tournée …

  • Le nouveau Président (épisode 8/11) : 3 premières permanences électorales occupées

    Le blog 2villepin a mis en ligne le 8ème épisode de ce feuilleton d’été. La campagne présidentielle prend une tournure atypique puisqu’elle devient le lieu privilégié de manifestations des contestations populaires. La première réunion publique contradictoire est menacée. Des permanences électorales sont même exposées à des agissements sans précédent ….

    J’espère que vous aurez plaisir à parcourir ce huitième épisode. A cette fin, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :


    http://2villepin.free.fr/index.php

  • Procès Clearstream ou procès Villepin ?

    Les déclarations effectuées hier par le Procureur de Paris imposent, par leur contenu comme par la forme, des questions d'une extrême gravité.

    1) La morale doit être chez elle en politique : c'est un principe incontournable. La morale exige le respect d'une éthique de gestion des services de l'Etat afin d'éviter leur éventuelle instrumentalisation.

    2) La politique ne peut être réduite à la seule morale. Bien davantage, l'histoire montre que les "périodes de croisades au titre de la morale" sont souvent les pages les plus sombres de la politique comme … de la morale.

    3) Par conséquent, à chaque époque, un équilibre doit être trouvé. Cet équilibre repose sur la sérénité de la justice qui doit juger en totale impartialité chaque citoyen sans la moindre exception. Quand la politique entre dans une salle de justice, la justice quitte cette salle parce que l'impartialité n'est plus garantie.

    Depuis 2007, certaines attitudes de l'Etat peuvent choquer parce qu'elles paraissent, dans des domaines majeurs, trop éloignées de l'impartialité qui doit être garantie par l'Etat. Si cette procédure judiciaire entrait dans cette catégorie, les conséquences y compris politiques seraient probablement très lourdes. La justice est rendue "au nom du peuple". Il est probable qu'une part importante "du peuple" ne pourrait cautionner une telle instrumentalisation qui peut ensuite concerner chacun dès que le principe ne constitue plus une frontière incontournable.