Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • La communication de crise et la crise de communication

    Plusieurs évènements deviennent des indices d'une modification de fond de l'opinion.

    Les réactions face à la main de Thierry Henry montrent le besoin d'idéal qui anime l'opinion. C'est surtout le constat d'un besoin de sens : gagner à quel prix ?

    Une évolution se dessine en faveur de la recherche de ce qui compte vraiment.

    La communication de crise entraîne une crise de communication.

    Le consommateur et le citoyen aspirent à de nouveaux comportements. Il y a un besoin de sérieux, de considération, de respect. C'est la fin des pubards qui considèrent qu'il suffit de jeter de la frime et de la poudre aux yeux pour emporter la décision. La crise est passée par là. La pub va marcher à l'ombre parce que le citoyen demande du sérieux pour se sortir le plus rapidement possible de la crise.

    L'esprit de 2012 commence à naître. C'est cet esprit qui fera la décision. En 2007, l'élection présidentielle a été celle de l'action. L'actuel Président avait installé son prédécesseur dans la case du "roi fainéant" comme si l'action d'en haut pouvait tout changer. L'hyper nouvelle présidence n'a rien changé. 2012 pourrait être l'élection du sens. C'est le retour de bâton qui pourrait entraîner une génération politique qui a trop usé de la démesure de communication. L'ère du tout-pub s'achève. La demande d'être s'annonce et condamne celle du paraître. La crise économique rend insupportable la débauche publicitaire, ses effets d'annonces sans lendemain, ses "promesses-slogans", son show qui trahit les ambitions collectives …

    La communication commerciale commence à prendre le tournant. C'est la redécouverte du produit qu'il faut goûter, tester, respirer … pour découvrir son caractère, ses qualités …

    La politique ne restera pas étrangère à cette évolution. Une nouvelle fois, la crise a changé la donne. C'est la fin de la frime et du bluff pour retourner à des valeurs solides, sérieuses.

    Cette évolution d'ambiance n'annonce rien de bon pour la majorité présidentielle qui incarne l'ère du light et de l'apparence de façon caricaturale avec les différentes étapes du bling bling au gourou Séguéla en passant par les fréquentations ostentatoires.

    Objectivement, trois tempéraments correspondent actuellement le mieux à cette nouvelle tendance.

    D'abord Dominique de Villepin, parce qu'il est par définition l'anti-Sarkozy pour l'imagerie populaire. Il est littéraire là où l'autre est image. Il est histoire là où l'autre est immédiateté… Même ses vidéos réalisées dans le bistrot du coin de quartier respirent bon la convivialité, la proximité, le terroir. Les confidences sur le train de vie spartiate de son Club montrent que lui aussi connait la dureté des temps. La concurrence la plus redoutable peut provenir de Martine Aubry ou de François Hollande. la première cultive la "ringardise" c'est à dire son expression à refuser la mode du moment. C'est efficace comme décalage revendiqué. Le second rappelle ses "racines corréziennes" et son look pompidolien l'éloigne du clinquant. Ségolène Royal est progressivement trop empêtrée dans des polémiques qui paraissent inappropriées à la gravité du moment.

    C'est la fin du light pour la gravité.

    C'est la fin du look pour la vie intérieure.

    Le nouvel environnement de la présidentielle 2012 s'avance progressivement. C'est cette ambiance culturelle qui fera le "bon candidat".

  • Le pays aux 60 millions de Robinson Crusoë

    Les réactions sur l'épisode de la main de Thierry Henry sont lourdes de significations profondes.

    La France est actuellement un pays sans règle ni repère ; d'où la naissance de 60 millions de Robinson Crusoë.

    C'est un pays sans règle qui ne respecte pas la morale du sport. La main en question n'est pas une faute ordinaire. Elle est intentionnelle et décisive. Ne pas tirer de conséquence c'est accepter que la victoire soit volée aux yeux de l'ensemble international du monde sportif et là c'est une défaite qui comptera longtemps.

    C'est le même état d'esprit qui règne dans la quasi-totalité des dossiers actuels : l'absence de règle. Il n'y a pas de règle pour l'utilisation des deniers publics pour les sondages présidentiels. Il n'y a pas de règle pour les horaires officiels quand Rama Yade fait attendre les Présidents de districts pour le retour de Dublin. Pas de règle de courtoisie qui puisse la conduire à s'excuser pour un retard de plus d'une heure. Pas de règle de transparence pour les journalistes qui accompagnent et qui ne font pas état d'une impolitesse manifeste de ce type.

    Aucun domaine n'échappe plus à l'absence de règle.

    Faute de règle, il n'y a donc plus de repère. Pas de repère par l'exemple mais pas davantage de repère par la réflexion.

    Le monde actuel est une ile déserte où il importe de survivre avec chacun édictant ses règles de survie là pour se qualifier, ailleurs pour gagner une élection …

    La main de Thierry Henry alimente un vaste débat parce que chacun perçoit bien le côté symbolique de ce geste. Si la France avait dominé et qu'un sentiment d'équité puisse compenser. Si le joueur n'avait pas témoigné une véritable volonté de tricher en violant la règle n° 1 du football : ne pas jouer avec les mains. Si …. : il est probable que l'opinion ne sera pas aussi affectée. Mais là c'est l'officialisation d'un état d'esprit et c'est cette institutionnalisation qui choque. Le football était un message de la société en 1998 quand il portait l'image de la société qui  gagne parce que métissée. Il est aussi porteur de messages quand aujourd'hui il incarne la débrouille, le non respect, le culte du résultat à tout prix.

    Il est un résumé de l'ambiance du moment, une tranche d'identité nationale, provisoire ou pas ?

  • Le débat sur « l’identité nationale » et la soirée du 18 novembre 2009

    En plein débat sur l'identité nationale, la soirée du 18 novembre fait tâche.

    Où est la France porteuse des valeurs universelles du sport quand il lui faut tricher pour gagner un match important ? Tricher dans des conditions extrêmes et de surcroît, symbole suprême, par l'intermédiaire du capitaine de son équipe nationale. Dans cette ambiance particulière, toutes les autorités nationales, politiques et sportives, approuvent de telles méthodes qui violent l'esprit du sport. L'identité nationale est faite de symboles à usages intérieur et extérieur. C'est un symbole pathétique qui est donné : il est possible de tricher pour "gagner" et chacun installe le "pas vu pas pris" comme règle de fonctionnement collectif.

    Dans le même temps, la France connaît sur son sol les conséquences d'un match qui se déroule au Soudan et qui ne la concerne pas directement. Les conséquences d'une victoire donnent lieu à des explosions de violences comme si "être heureux" se témoignait en France par le fait de brûler la voiture du voisin ou celle d'un inconnu. Là aussi, triste sort que de voir un pays ainsi exposé au massacre d'un bien utile notamment pour travailler.

    Deux exemples déchirent en une soirée la comédie des mots sur l'identité nationale : la main de Thierry Henry désacralise l'esprit sportif dans des conditions scandaleuses. Quant aux violences dans les villes de France en raison de la victoire de l'Algérie, elles montrent que rien n'a changé dans les faits. La violence intolérable règne toujours. Il suffit de la moindre étincelle pour la réactiver. Aucune solution durable n'a été mise en oeuvre.

    Triste soirée pour "l'identité nationale".

  • La voix d’un parisien = 10 voix d’un provincial ?

    L'actualité du moment en France pour parler de la vie publique US est à la redécouverte de Sarah Palin. La parution de son livre est un score intéressant de ventes. Mais surtout, elle requadrille les Etats.

    Cette présence sur le terrain est une des constantes de la présidentielle US. L'opinion aime toucher les candidats, les voir mouiller la chemise, les croiser au coin de la rue pour partager un café, croiser la caravane qui se rend dans le prochain comté "profond".

    Obama 2008 c'est à la fois les claviers et les semelles usés, cette combinaison de nouvelles technologies mais aussi de présence physique.

    Quel contraste avec les candidats Français. La France est un petit pays et pourtant quitter Paris pour se rendre en Province semble une épopée comme du temps des diligences.

    La voix d'un électeur de province est égale à celle d'un électeur parisien mais l'électeur de province n'est fréquenté que dans la dernière ligne droite de la présidentielle quand la fièvre des réunions à répétition embrase les équipes. Et encore, l'organisation pratique veut très souvent que le candidat regagne Paris en fin de réunion ayant souvent négocié avec l'aéroport régional un horaire particulier pour le retour de son avion privé…

    Qui sera le premier candidat à casser ce code Français pour vivre une véritable plongée dans la France provinciale, dormant dans l'hôtel du coin, repartant le lendemain pour une autre destination locale sans repasser par la case Paris ?

  • L’environnement doit-il échapper à la science à ce point ?

    A quelques jours de la conférence internationale de Copenhague, des représentants d'Etats se réunissent pour tenter de mettre la dernière main aux préparatifs sur les enjeux majeurs. L'un des enjeux consiste à savoir s'il est possible de parvenir à un traité "juridiquement contraignant".

    Sur le plan Français, force est de constater que progressivement l'environnement a échappé à la science. Hier, des scientifiques démocratisaient les préoccupations environnementales (Cousteau, Tazieff …). Aujourd'hui, ce sont des autodidactes qui théorisent les données : là un animateur télé, ailleurs un photographe …

    Si l'environnement ne doit pas être prisonnier de considérations scientifiques, ces dernières peuvent-elles à ce point être écartées des débats derrière les prophéties de "Docteurs catastrophes" qui prévoient d'autant plus le pire que l'opinion est intéressée par cette course au toujours plus grave ?

    C'est une situation étonnante encouragée par les responsables politiques qui semblent avoir abandonné toute idée de rationalité en la matière notamment.

  • Fonds publics et dépenses privées

    Des démocraties de plus en plus nombreuses s'ouvrent à cette question : jusqu'où des fonds publics peuvent-ils être utilisés pour financer les opérations électorales d'un parti politique ?

    La communication publique coûte de plus en plus cher. Dans le même temps, le militantisme chute. Par conséquent, les partis politiques doivent dépenser plus quand ils reçoivent directement moins. La tentation est alors grande de transférer des dépenses politiques sur des actions financées sur fonds publics.

    La question des sondages présidentiels en France relève de cette question : où est la frontière entre le sondage utile pour que le Président décide et celui qui concerne davantage la stratégie du candidat Sarkozy pour 2012 ?

    C'est l'ensemble du financement de la politique qui devrait être actualisé sérieusement. Le Canada ouvre actuellement la question de la confusion entre l'information institutionnelle et la communication partisane. Là aussi, la frontière devient de plus en plus fragile. Or, on assiste à une explosion du nombre et du coût des campagnes publicitaires financées sur fonds publics dans des conditions qui s'éloignent de plus en plus de questions d'intérêt général.

    Hier, des campagnes partisanes avaient défrayé la chronique car financées sur des fonds privés dans des conditions irrégulières par rapport aux objets sociaux de ces structures privées. La prise en charge actuelle par des fonds publics ne pose-t-elle pas des questions certes différentes mais au moins aussi graves sur le fond ?

  • « Je pars bosser pour Villepin »

    Hier, Dominique de Villepin a fêté son anniversaire dans un cadre qui en dit long. Il a passé une longue partie de la journée sur le terrain, premier symbole. Second symbole, le terrain fut la banlieue. Et troisième symbole, il a dialogué du véritable problème prioritaire : l'emploi.

    Dans ce cadre, l'ancien Premier Ministre est cool, proche, attentif. Les relations avec les jeunes ont été marquées par le respect et l'affection. Dans de telles circonstances, Dominique de Villepin insiste toujours sur l'importance majeure du progrès social, deux termes qui actuellement ont d'ailleurs disparu du vocabulaire politique français…

    Ce fut un moment très chaleureux. La trajectoire présidentielle est engagée sans la moindre contestation. Le contact sur le terrain est direct, sans filtre. La comparaison avec la visite présidentielle dans le Vercors montre que les opportunistes et les moutons sont bien dans un autre train que celui qui commence à tourner pour DdV. Mais une présidentielle peut-elle se gagner avec des opportunistes et des moutons ?  

    La victoire ne sera pas facile. Mais elle peut être en vue tant l'action élégante, optimiste, de mission de Dominique de Villepin réveille bien des ardeurs. Ainsi, de jeunes citoyens à peine majeurs déclaraient en marge de la visite "demain, dès le lancement de la présidentielle, on part bosser pour Villepin". 

  • Nicolas Sarkozy et Fatima avec sa burqa

    Fin septembre 2009, nous avons publié un guide sur 20 techniques de manipulations. Cette publication retrace 20 méthodes extraites d'expériences déjà mises en oeuvre notamment aux Etats-Unis et qui ont fonctionné avec succès : les 20 techniques de manipulation . Ce fut l'exemple de Joe le plombier dans les dernières semaines de la présidentielle 2008. Il interpelle Barack Obama sur un projet de taxe qui serait mis en oeuvre en cas d'élection de Barack Obama et annonce au candidat démocrate qu'il ne pourra pas voter pour lui parce que cette taxe compromettrait sa "petite entreprise". McCain vit un débat public entier sur l'exemple de "Joe le plombier". Quelques jours plus tard, après enquête, il devait s'avérer que Joe n'était pas plombier, encore moins responsable d'une TPE menacée par une taxe éventuelle mais … militant républicain et qu'il avait servi avec loyauté et efficacité un scenario imaginé par l'équipe de McCain.

    Nous n'avons jamais pensé que cette publication s'appliquerait aussi rapidement à la vie politique Française.

    Or, la France vit actuellement le même "cinéma" avec la burqa de Fatima. Sarkozy vient à la Chapelle en Vercors et il fait de "la burqa de Fatima" la nouvelle grande cause nationale. Il faut défendre Fatima contre tous les symboles de sa burqa.

    Qui croisons-nous le plus ?

    Vous rencontrez davantage Fatima et sa burqa ou Kevin et sa recherche du premier emploi ?

    Fatima et sa burqa ou Ginette et sa pension retraite qui ne lui permet plus de vivre avec confort ?

    Fatima et sa burqa ou Max et son impossibilité de reconversion ?

    La liste pourrait être longue.

    Alors pourquoi choisir Fatima ? Parce qu'elle incarne une peur qui pourra d'autant mieux être combattue qu'elle est déjà contenue de fait ? Alors que tous les autres sujets sont autant d'échecs déjà avérés ou en cours.

    C'est un exemple caricatural de manipulation mais, avec la docilité de médias à l'exemple du Figaro Magazine de cette semaine, même très grosse, la ficelle fonctionne.

    La France est entrée dans une démocratie en crise avec un hyper-président qui règne en maître, des ministres qui jouent les seconds violons, des députés qui font figuration. Même si cette situation est grave, il est pourtant probable que la sortie ne soit pas pour demain.

    http://static.issuu.com/webembed/viewers/style1/v1/IssuuViewer.swf

  • La déroute de l’information

    Le Québec engage une étude sur "l'avenir de l'information et des médias au Québec dans le contexte de crise actuelle". Le cahier des charges pose toutes les bonnes questions : aides financières, critères, montants …

    La presse française est souvent donnée en exemple comme un secteur particulièrement sinistré en dépit d'aides financières étatiques considérables. Depuis le début 2009, 2 300 journalistes Français auraient perdu leur emploi.

    Partout la même question est posée : comment aider la presse classique qui est à la base de la pyramide de l'information ?

    Il faut aussi reconnaître que cette presse classique a sa part directe de responsabilité.

    En 1992, Carl Bernstein, célèbre journaliste qui contribua à faire éclater le Watergate avec Bob Woodward, avait effectué un point public dénonçant la détérioration du professionnalisme et de l'éthique des journalistes Américains.

    Il s'élevait notamment contre "la vénération des célébrités, la transformation des rumeurs en nouvelles, le sensationnalisme qui est un moyen d'occulter la réalité sociale". Et d'ajouter "nous créons une culture d'idiot. Le bizarre et le vulgaire deviennent nos normes culturelles".

    Depuis 1992, la situation s'est terriblement aggravée.

    Fondamentalement, qu'est ce qui est reproché aux médias Américains ?

    Tout d'abord, la confusion des styles entre la presse à scandales et le vrai journalisme s'est renforcée.

    Ensuite, cette confusion repose sur des indignations sélectives qui peuvent brutalement s'abattre sur un responsable politique et ignorer un autre que chacun sait pourtant frappé des mêmes "caractéristiques".

    Enfin, les journalistes "importants" monopolisent la parole pour échanger des propos convenus sur les sujets du moment.

    Ces travers ont créé un establishment médiatique qui multiplie les émissions superficielles, spectaculaires ou vulgaires coupées des réalités de la vie quotidienne. En effet, les mouvements internes frappent ce milieu comme si les postes étaient interchangeables : politiques, journalistes, publicitaires.

    Bernstein avait posé à cette époque la question de fond : doit-on être généreux pour ceux qu'on côtoie ou rigoureux pour ceux qu'on informe ?

    Et il expliquait que son enquête avait été possible parce qu'elle avait été conduite "loin du monde enchanteur des riches, des célèbres et des puissants".

    La déroute de l'information n'est pas seulement le fait de la concurrence de nouveaux supports. Elle résulte aussi de pratiques qui ont dangereusement désacralisé ce métier qui est l'un des socles des régimes démocratiques.

  • Les talonnettes de Rocky

    Le débat politique Français est tombé largement en-dessous de zéro. Mais surtout, il est tombé dans le travers d'une extrême gravité : l'intolérance. Tout est asséné. Rien n'est débattu et encore moins démontré.

    C'est le règne de l'invective permanente au point qu'il peut même être question de demander un "droit de réserve à des écrivains". Cette formule pose deux questions :

    – comment peut-elle être imaginée ?

    – comment peut-elle être sérieusement formulée ?

    Si elle est imaginée et formulée, c'est que la situation actuelle est "sans limite". Une nouvelle génération d'élus s'est installée. Elle est bien résumée par le syndrome des talonnettes de Rocky. Au début des années 80, Sylvester Stallone devient une star internationale : Rocky puis Rambo sont alors les caricatures des patriotismes revanchards. Dans la "vraie vie", Stallone mesure plusieurs dizaines de centimètres de moins que son épouse d'alors mannequin danois. Il adopte deux mesures dès qu'il est aux côtés de ce mannequin : les talonnettes et l'obligation pour son épouse de fléchir le corps en permanence.

    Le problème avec cette "génération" dans la vie politique française sans expérience professionnelle personnelle en dehors du carrièrisme courtisan, sans volonté de défendre une certaine dignité du débat d'idées loin des populismes éphémères, ce n'est même plus le dos qu'ils font rapetisser chez les autres mais l'esprit tout entier. Le plus pathétique, c'est que finalement, ils peuvent aussi constater qu'il n'y a pas que les mannequins danois qui acceptent de courber l'échine pour sauver les apparences et rester en couverture des papiers glacés. Triste période.