Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Jérôme Kerviel contre le système qui n’est jamais coupable

    L’opinion publique française n’aime pas la société française. Il y a même progressivement une forme de « haine » qui a pris naissance. Pourquoi ? Comment l’expliquer ? Il me semble que progressivement l’opinion a pris conscience que la société française fonctionne d’abord sur le mensonge et sur l’hypocrisie.

    C’est d’ailleurs un fait significatif que ce climat ait pris naissance au lendemain de la seconde guerre mondiale. C’est significatif parce que, pendant la seconde guerre mondiale, les français ont perdu leur dignité et ils le savent dans une très large majorité.

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  • Déficits publics : tous grecs ?

    La semaine dernière, un sondage commandité par Canal + était étonnant : 75 % des français considéraient que la France pouvait connaitre une évolution comme celle de la Grèce.

    Ce sentiment appelle 5 commentaires.

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  • La politique sans l’opinion

    Depuis les élections régionales de mars 2010, une séquence temps très intéressante est ouverte. La vie politique tourne dans le vide. L'opinion a manifestement décroché comme si elle ne "voulait plus jouer".

    Le mini-remaniement ministériel a été "digéré" en quelques jours. Les entrants (Baroin, Tron) peinent à exister alors même qu'ils étaient supposés faire vivre des sensibilités différentes. Les membres plus anciens sont absents à l'exception de Woerth exposé par le dossier des retraites.

    Nationalement, aucun sujet ne mobilise.

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  • Sud Isère et Grenoble : à quand le premier doute ?

    Aux Etats-Unis, au début des primaires, dans des supports classiques d’informations, il a longtemps été de tradition qu’une note technique « cadre » les jeunes stagiaires qui couvrent le parcours des candidats.

    Cette note de « recommandations » porte des appréciations suivantes :

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  • Sud Isère : la législative partielle qui inquiète le PS …

    Plus l’échéance du 1er tour approche, plus l’UMP 38 semble confiante au point que le PS en serait à diligenter des « poids lourds nationaux » pour venir ratisser le terrain local. Cette victoire changerait considérablement la donne. Elle marquerait la première étape d’une reconquête sur un territoire encore inespéré il y a seulement … trois mois. En effet, Didier Migaud semblait alors « tenir » cette circonscription dans des conditions particulièrement solides.

    Cet ancrage dans le Sud Isère est l’un des trois piliers de la force départementale du PS : voir ci-dessous extrait du tome 2 de Grenoble, secrets de pouvoir.

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  • Michel Destot : « la gauche proche qui protège » ou le tournant du 9 avril ?

    La mode actuelle est à la critique de Michel Destot. Des trois membres de la « dream team » du PS en Isère (Destot, Migaud, Vallini), il est actuellement celui qui prête aux « remarques ».

    Didier Migaud a quitté le local et ses contraintes multiples.

    André Vallini semble promis à la génération 2012 de la gauche qui va gouverner de nouveau sur le plan national.

    Il reste à Michel Destot de répondre des difficultés locales : JO, Rocade et maintenant insécurités urbaines.

    C’est un contexte injuste mais qui répond à une réalité profonde qui dépasse probablement le simple hasard.

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  • Le pouvoir politique et les puissants : des relations complexes

    La réforme de Wall Street est repoussée. 60 votes étaient nécessaires. 57 votes ont été collectés. Aucun des élus Républicains n'a apporté sa voix. Obama exprime sa déception. Les Sénateurs des deux sensibilités échangent les explications les plus contradictoires.

    Cette réalité impose une question : le pouvoir politique existe-t-il encore face aux puissances économiques majeures à l'exemple de l'industrie financière ?

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  • L’argent pourrit-il la vie politique française ?

    Le 26 avril 1995, une agence du Crédit du Nord localisée à Paris reçoit 10 000 000 de frs à créditer sur le compte de l'Aficeb (association pour le financement de la campagne d'Edouard Balladur). 5 000 000 de frs sont des billets de 500 frs. 10 000 billets de 500 frs supposés collectés lors des … réunions publiques d'Edouard Balladur où comme chacun peut l'imaginer les présents ne connaissaient que des billets de 500 frs…

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  • UMP : un immense trou d’air

    La vie publique française traverse une période étonnante. L'opinion a retiré sa confiance au Gouvernement. Elle constate que les élections régionales n'ont pas donné lieu aux changements attendus. Tout paraît tourner dans le vide. Pendant combien de mois encore ?

    Trois cassures sont intervenues dans des conditions graves.

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  • Le charme discret de l’inaction et la machine à simplifier le temps

    Pendant de nombreuses années, lors de temps morts dans des Assemblées, je me posais une question à la fois simple et complexe : pourquoi finalement telle personnalité était de droite ou de gauche ?

    Sur le fond, au-delà de l'ardeur parfois témoignée par les protagonistes, la largeur du fossé intellectuel était souvent minime. L'idéologie ne résistait pas à l'analyse et encore moins aux pratiques individuelles. Finalement, l'écoute des discours mais surtout l'examen des réactions laissaient apparaître une grille de partage qui est dans le rapport à l'action : l'élu de droite veut faire là où l'élu de gauche pratique assez facilement le charme discret de l'inaction.

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