Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Jean Luc Mélenchon et son université d’été à Grenoble : l’hiver de la « pensée »

    Le populisme de gauche progresse lui aussi. Mélenchon le cultive. Il y parvient assez bien comme si la crise devait récompenser l'ère des braillards qui, sans contenu, considèrent surtout que la victoire arrivera à celui qui crie le plus fort.

    La crise économique : pas de problème. Il suffit de prendre l'argent où il est et il y en a encore plus qu'on pense.

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  • L’effet 1995 dans les sondages précoces

    A Bondy, ce 30 janvier 1995, Philippe Seguin monte à la tribune et avec sa force habituelle, il tonne ses arguments : 

    «Arrêtez donc de croire qu'il va y avoir une élection présidentielle.» Et il ajoute : «Le vainqueur a déjà été désigné. Proclamé. Fêté. Encensé. Adulé. Il est élu. Il n'y a pas à le choisir, il y a à le célébrer. Ça n'est plus la peine de vous déranger. Circulez, y a rien à voir.»

    C'est presque l'ambiance actuelle…

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  • L’idéal de nouvelle vie publique noyé dans le Potomac

    Le Potomac est un fleuve de plus de 600 km qui traverse notamment Washington, la capitale administrative des Etats-Unis.

    En 1952, quand il parlait de ses concurrents, Eisenhower disait « ils ont noyé leur idéal dans le Potomac« . C’est le reproche qui est fait à Barack Obama actuellement.

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  • Politique française : la loi du cadenas

    La loi dite du cadenas a été votée en mars 1937 au Québec pour résister contre la propagande communiste. Toute habitation mise à disposition de cette idéologie pouvait être fermée. Il a fallu attendre 1957 pour que la Cour Suprême du Canada déclare l'anticonstitutionnalité de cette loi.

    Sans existence formelle, cette loi du cadenas est culturellement très présente dans la vie politique française mais elle concerne une valeur considérablement plus importante que l'idéologie communiste : la place de la vérité dans la vie publique.

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  • Nicolas Sarkozy et la politique de la tasse de café

    Le débat politique français se déroule actuellement dans un climat totalement irréel.

    Quatre records ont été battus :

    – réduire les difficultés du moment aux seules questions d'insécurité,

    – réduire les questions d'insécurité aux relations avec deux ou trois communautés,

    – réduire les solutions à l'insécurité au fait d'expulser une partie très faible des membres desdites communautés,

    – et quatrième record : parvenir à organiser la totalité du débat sur des bases aussi irréelles.

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  • Insécurité : la faillite d’un système global de pouvoirs

    « Tout ça pour ça » : les sondages tombent et les conséquences du énième plan de lutte contre la délinquance annoncé par Nicolas Sarkozy vont de + 2 à … – 2 points selon les instituts qui testent sa cote de popularité.

    Cette réalité des chiffres montre toute la sagesse, ou toute la désillusion (?), de l’opinion qui sait que l’insécurité c’est d’abord la faillite globale d’un système de pouvoir.

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  • Les habits trompeurs de « l’envie de gauche »

    A partir d'un sondage Viavoice, Libération tente de créer ce jour l'évènement médiatique de rentrée sur le thème de l'envie de gauche.

    C'est la nouvelle manifestation d'une volonté de plus en plus généralisée d'extraire un chiffre pour conduire l'opinion sur une piste qui ne répond pas à l'intelligence des petits chiffres qui souvent contredisent le marqueur arbitrairement sorti du lot.

    En effet, contrairement au titre aguicheur,

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  • Le piège du coup de rabot ou quand l’esprit travaille à l’oreille …

    Dans le cadre de sa politique où tout n'est que communication, le Gouvernement tente actuellement une nouvelle méthode : utiliser un mot à l'opposé de sa signification véritable : c'est le piège de l'actuelle formulation à coup de rabot.

    Il s'agit de positionner une formule populaire ayant une référence au travail artisanal à l'opposé de sa signification véritable.

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  • L’ère du citoyen justicier : le clic vengeur …

    Novembre approche et la tempête républicaine grossit contre Obama. Les chiffres sur l’emploi, les fantasmes sur sa religion relancés par la question de la Mosquée à Ground Zero, la supposée faiblesse face à l’immigration dans certains Etats fragiles, la marée noire, l’élitisme de son tempérament …

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  • Elections de novembre 2010 : les vidéos négatives prennent le pouvoir

    La présidentielle 2008 a bien échappé par extraordinaire à la tendance désormais installée des vidéos négatives dans la dernière ligne droite d’une élection américaine.

    En 2008, la crise financière avait imposé un climat de gravité, de dignité, de responsabilité qui a réduit l’espace des campagnes négatives au point de les faire disparaître dans la dernière ligne droite.

    Avec les élections de novembre 2010, elles reprennent le pouvoir.

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