Le Covid-19 est un virus particulièrement détestable. Il frappe au hasard de contacts sans que des comportements sérieusement fautifs ne soient en cause et il obstrue la liberté de voyager. Une réelle monstruosité !
Auteur : Denis Bonzy
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Covid-19 ou le vrai tournant du nouveau siècle
Hier, le Nasdaq a battu des records. Il a atteint un nouveau record en grimpant de 2,51 % à 10 767,09 points. Sur les différents segments boursiers, les valeurs de la "nouvelle économie" ont connu des progressions considérables. Amazon + 8 %, Apple (+2,11 %), Microsoft (+4,30 %), Facebook (+1,40 %) ou encore Alphabet (+3,10 %), la maison mère de Google. Les entreprises technologiques sont en forme par l’accélération de la croissance du commerce électronique, la consommation de streaming, l’utilisation de moyens de paiement et de plateformes numériques. Le Covid-19 avec ses obligations de distanciations accélère des étapes : commandes en ligne, infos en ligne … Actuellement, une douzaine d'investisseurs libres de leurs choix car gérant leurs propres fonds méritent l'attention à l'exemple de Jorge Lemann. Ils font le choix des investissements lourds sur l'économie numérique. Un marqueur à méditer.
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Les stupeurs collectives
On se souvient toujours d'une annonce personnelle ou plus rarement collective qui suscite un état de sidération : le moment où tout se fige comme si le reste devenait écrasé par l'information qui occupe alors tout l'espace de l'attention. Le 17 juillet 1999, avec Marie et les enfants, nous étions à Washington puis à Boston. A Washington le 16 juillet, jour du départ du vol de JFK Jr pour Martha's et à Boston à partir du 17/07. La déclaration de disparition est intervenue le le 17/07. La découverte des corps a eu lieu le 21/07. Pendant toutes ces journées et tout particulièrement dans le Massachusetts, "berceau" de la famille Kennedy, le temps était suspendu. Une ambiance irréelle où tout semblait perdre du rythme tant que l'information attendue (positive ou dramatique) ne serait pas tombée. Un rare moment de stupeurs collectives à ce point. A chaque date anniversaire, une remontée en surface pour appartenir aux très rares moments collectifs à l'occasion desquels une ambiance si particulière a inscrit cet événement dans la catégorie de ceux pour lesquels on se rappelle toujours ce que l'on faisait à cette date précise.
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Les territoires de légendes
Période des paradoxes absolus. A l'ère de la mondialisation et du nomadisme rendu possible dans des conditions performantes grâce aux nouvelles technologies, franchir des frontières devient actuellement de plus en plus difficile en raison du Covid-19. En dehors des Etats-Unis que nous connaissons particulièrement bien, il nous reste deux ou trois territoires de légendes à visiter dont la Patagonie. Chacun, en fonction des lectures, des centres d'intérêts, a ses territoires de légendes. Dans l'attente, la satisfaction de découvrir un site Internet remarquable avec des vidéos d'une exceptionnelle qualité : Boris Patagonia. Avant le dépaysement physique, le voyage par la pensée trouve grâce à ce site Internet une matière d'une superbe réussite à l'exemple de la vidéo ci-dessous.
NB : la photo est extraite du site Internet Boris Patagonia.
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Sacré Philippe !
Quel plaisir de lire dans LeMap la tribune de Philippe Langenieux-Villard. C'est toujours passionnant quand on connait la pensée et le style de quelqu'un d'observer l'évolution dans le temps. C'est d'autant plus passionnant que, dans l'actuelle vie publique locale, les pensées se font rares et les styles deviennent si communs pour ne pas dire tristement mornes. Et dans cette tribune, outre la qualité de son écriture, Philippe montre la continuité de ses repères. On y retrouve le symbole du "renard bleu" qui avait été sa grille d'analyse sur l'utilité dans le temps du tramway lors du référendum courageux engagé par Alain Carignon sur ce mode de transports. J'ai sa note d'alors et la continuité de son analyse a particulièrement bien résisté au temps, preuve de sa qualité. Dernièrement, avec le décès de Laurent Boix-Vives, l'agglomération a perdu l'un des meilleurs avocats de "l'entreprise citoyenne". Lors d'un bureau de l'UPI en plein débat sur le référendum tramway (UPI : Union Patronale de l'Isère / dénomination d'alors de l'actuel Medef), Laurent Boix-Vives avait effectué la plus belle plaidoirie pour l'engagement civique des entrepreneurs qu'il m'ait été donné d'entendre. M. Ducroux, alors DG de l'UPI, m'avait alerté : "la TVT aurait peu de chance d'être votée". Elle fut votée … largement après l'argumentation de LBV. Beau numéro que ce LeMap et plaisir de cette impression papier qui donne toujours une valeur ajoutée tactile particulière irremplaçable à l'écrit.
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Le canon à bulles de Léon est particulièrement productif
Après-midi du samedi à faire fonctionner le canon à bulles de Léon. Ce canon fonctionne particulièrement bien et il est très productif de bulles de toutes couleurs.
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Mauvais moment à passer ou bien au-delà …
Il y a actuellement deux comportements face à la crise du Covid-19 : d'un côté ceux qui considèrent qu'il s'agissait d'un "mauvais moment à passer" et d'un autre côté, ceux qui estiment que le plus dur est devant. Manifestement, le plus dur est devant. La vague économique s'annonce d'une brutalité considérable parce que l'économie vit de la chaîne de relations d'affaires. Un exemple concret : la restauration est en crise. Les fournisseurs le sont donc aussi : derniers exemples en date : Maïsadour a engagé des licenciements. Arcadie Sud Ouest est en RJ depuis le 1er juillet. Si les fournisseurs sont en crise = les producteurs le seront aussi car comment produire sans débouché commercial … C'est toute une chaîne qui est cassée. Et bon nombre d'autres exemples pourraient suivre. Les réponses ne sont pas à la hauteur des enjeux. La logique a été celle d'une parenthèse. Elle devrait être celle d'un sauvetage indispensable. Le sauvetage suppose la mobilisation de tous dont les collectivités locales. Le défi des masques c'est bien. Mais au-delà … : il faut supprimer des taxes, alléger la pression fiscale pour rendre du pouvoir d'achat, mutualiser des dettes pour les transférer à d'autres porteurs que des entrepreneurs privés … La crise sanitaire a dépassé les moyens d'alors. La crise économique prend le même chemin. L'impact sera alors au moins aussi violent.
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Eric Dupond-Moretti ou le rappel indispensable de la valeur irremplaçable du contradictoire
Comme Avocat, EDM incarne ce qui a beaucoup disparu dans la société française : le contradictoire. La société française est passée au rang d'un Club Med économique s'alimentant des mots et des idées à la mode éphémère du moment sans chercher à s'interroger sur des valeurs perdues ou des valeurs à découvrir. Le "politiquement correct" c'est le prêt à penser des fans zones. L'espace où le contradictoire est supposé rester au vestiaire. La valeur du contradictoire, c'est la reconnaissance de 3 valeurs clefs. 1) La liberté : accepter de contredire, c'est d'abord reconnaitre la force positive du non. 2) La raison : chercher la raison c'est faire l'effort de comprendre, de peser le pour et le contre, de laisser une place permanente au doute. 3) L'individu : aujourd'hui la mode est aux tribus, aux groupes. C'est impressionnant et inquiétant d'observer cette tendance toujours croissante à se fondre dans un moule bien codifié : mots, vêtements … et bien sûr réflexes d'adhésions ou de rejets. Le jour où le contradictoire retrouvera sa place indispensable, la société française retrouvera l'oxygène qui lui fait si durement défaut dans de nombreux domaines. Le parcours d'EDM dans un collectif gouvernemental sera intéressant à étudier.
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« Maintenant, ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le début de la fin. Mais c’est peut-être la fin du début. »
Cette formule de Winston Churchill est celle que David Einhorn met en conclusion de sa dernière lettre remarquable. Tout est résumé dans cette formule. L'édredon du système français a amorti les premiers chocs. Mais l'ampleur des chocs est là. Le plus surprenant dans la période actuelle, c'est "l'effort collectif" pour ne pas regarder en face la réalité des faits. Perdre 2 mois de CA + une reprise à un niveau moindre que l'activité ordinaire + des emprunts à rembourser dans 12 mois = un séisme considérable. Nous ne sommes qu'à la fin du début du cycle des édredons éphémères par définition. Septembre s'annonce redoutable. La vie publique française dégage actuellement un climat artificiel des professionnels de la politique et de la sur-représentation de membres de la fonction publique coupés de la vraie vie. La fin du début annonce des lendemains redoutables.
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A quand le défi concret des dettes publiques ?
Une petite dizaine d'investisseurs américains méritent une attention particulière. Ils expriment les doutes et les recommandations qui sont les leurs. David Einhorn appartient à ce petit groupe. Ses "faits d'armes" sont nombreux. L'un des plus importants : avoir été le premier (et l'un des rares) à annoncer la crise de 2008 puis la crise des dettes d'Etats (2010-2011 / Grèce, Espagne, Portugal …). Depuis quelques jours, David Einhorn commence à attirer l'attention sur certaines dettes publiques dont la France. Un sujet majeur particulièrement peu traité actuellement.