Rien ne contribue à expliquer l'actuelle impatience de certains medias à désigner le vainqueur. Il y a deux mois et 1/2 pour effectuer la transition. C'est dire qu'il n'y a aucune raison de s'impatienter. La date butoir c'est vers le 10 décembre pour la réunion des délégués. Jusque là l'intérêt de tout le monde c'est de purger les éventuels doutes sur la sincérité du scrutin. Ce n'est pas parce que Trump fait un recours de recomptage qu'il en sortira vainqueur. Il y a un mois pour purger les doutes éventuels. Et ensuite la situation sera clarifiée dans l'intérêt de tout le monde. Pendant la transition, les textes et les usages encadrent les pouvoirs des affaires courantes du Président sortant. Il n'y a aucune raison de diaboliser l'actuelle période.
Auteur : Denis Bonzy
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Progrès ou enlisement ?
Aujourd'hui, aux Etats-Unis, la Bourse plonge. Le chaos menace. La semaine prochaine semble capable du pire. En France, c'est le moral qui plonge. Le second confinement sera moins accepté. Une partie de l'économie risque de ne pas se relever. Mais surtout, deux socles culturels sont mis en cause par le terrorisme. Deux socles culturels essentiels. 1) L'intelligence c'est la nuance. La nuance, c'est ne pas juger en bloc. Or aujourd'hui, la nuance est contestée, presque délégitimée par la crainte d'être faiblesse. 2) Le catholicisme c'est le pardon. C'est le pardon qui fait que la condamnation à vie n'est culturellement plus concevable. Ou plutôt n'était plus concevable. Une vie devait permettre les secondes chances. Ces deux socles sont contestés comme rarement. L'esprit de guerre est en train de gagner du terrain. Et cet esprit ce n'est ni la nuance ni le pardon. Progrès pour se défendre ou enlisement tardif ? Un arbitrage personnel qui va s'imposer à chacun.
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Le Conseil Constitutionnel à son tour au centre d’une crise de fond
La Cour Suprême américaine vient de vivre une période très mouvementée avec les auditions pour la confirmation d'Amy Coney Barrett. Un volet de fond : les relations entre un Juge, le droit et ses convictions personnelles exprimées dans des cadres publics. La Juge proposée est une juriste universitaire d'une qualité professionnelle incontestée. Mais des déclarations de sa part l'exposait à des griefs de partialité sur certains sujets. En France, comment des personnalités politiques sans la moindre carrière juridique peuvent-elles voir leurs décisions s'extraire d'un sentiment d'a priori partisan ? Dans les réactions actuelles de l'opinion, c'est impossible. C'est toute la logique même de la composition du Conseil Constitutionnel qui est frappée d'une crise de fond.
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J – 14 : une audience jamais connue pour notre part !
Trump booste l'intérêt de la campagne 2020 dans des conditions inédites. Même aux temps de l'Obamamania, nos sites n'avaient jamais connu une telle audience. Pour ou contre, le personnage ne laisse manifestement pas indifférent. Un score très élevé de participation n'annonce le 3 novembre. Sur le terrain, la mobilisation bat manifestement des records.
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J – 17 : Amy Coney Barrett ou la démonstration manifeste que le droit mérite la lumière
"Les juges ne sont pas des figures royales" : cette formule d'Amy Coney Barrett est l'introduction d'une remarquable démonstration du rapport entre le juge et la règle de droit et la règle de droit et la décision politique. Une précision qui devrait inspirer de nombreuses réflexions en France où règne l'irresponsabilité des juges. Aujourd'hui pour qu'une décision de justice soit respectée, il ne suffit plus qu'elle soit rendue. Il faut qu'elle soit acceptée par l'opinion. Sinon le divorce est assuré. C'est une réalité nouvelle qui change la donne. Amy Coney Barrett montre, avec habileté, que le pouvoir judiciaire doit exister, rendre des comptes. Ses auditions font progresser l'image de la Cour Suprême comme du Sénat. Un moment bénéfique pour la Démocratie américaine au moment où sa présidentielle fait craindre le chaos.
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Louise Glück et la récompense de la « beauté austère »
Parfois trois mots résument tout. Quand Louise Glück a été récompensée, la formule de "la beauté austère" relève d'un génie du raccourci. Tout y est. Ses textes sur la mort sont probablement ceux qui correspondent le plus aux sentiments et aux questions qui sont les miens pour la disparition de proches. Des phrases très courtes. Des mots simples. Une écriture "brutale de simplicité" dans la réalité de sentiments. C'est ensuite le choix de la non exposition. Exister par son travail, par la qualité de son oeuvre et non pas par la course sur les plateaux médiatiques. Une récompense très méritée.
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Palantir et les multiples de Peter Thiel
Palantir revient à des cours plus prometteurs. Peter Thiel (l'un des actionnaires historiques de Palantir) est l'un des investisseurs les plus pertinents depuis plusieurs années en se spécialisant sur le créneau des entreprises de disruption : celles qui sont susceptibles de créer un nouveau marché. Avec Facebook en 2004, il a investi 500 000 dollars. Avec l'introduction en Bourse de Facebook (2012), entre ses cessions dès la cotation et celles à la fin du lock-up (délai de blocage), il parait avéré qu'il a vendu 20 millions d'actions sur les 26 millions qu'il détenait. Il aurait vendu à une moyenne de 20 dollars. Il a récupéré 400 millions de dollars ! Et l'intéressé procède toujours de la même manière. Le nominal est fixé très bas. Ce qui assure une très grande volatilité du titre et notamment par l'accès au grand public. La volatilité permet de multiplier les échanges (offres / demandes) sans trop plomber le cours par des cessions des actionnaires historiques. Au début, dès que les actionnaires historiques peuvent commencer à céder, ils cèdent massivement, ce qui ponctuellement tire le titre à la baisse. Les actionnaires historiques capitalisent alors leurs placements et le système s'auto-alimente ainsi pour de prochaines "aventures" d'entreprises. Il y a des échecs bien sûr dans les placements de base. Mais la rentabilité des réussites les compense très largement. Tant que l'accès à la Bourse en France ne visera pas une telle perspective, le devenir des start-ups restera très prisonnier des banques institutionnelles, très "frigides". Les "aventures" se vivront donc ailleurs en conséquence. Dommage pour les jeunes entrepreneurs français qui pourraient décider de rester en France et créer des emplois en France. C'est un frein considérable pour des entreprises émergentes à perspectives internationales.
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La beauté de l’abbaye de St Sever
L'émotion la semaine dernière de visiter une fois de plus l'abbaye de St Sever. La construction principale date de la fin du X ème siècle. Inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1998. 150 chapiteaux. Le grand orgue date de 1762. 6 ans de travaux pour un résultat majestueux. A visiter absolument.
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Palantir et son début atypique
L'une des règles de l'introduction en Bourse exposée dans toutes les écoles de commerce : fixer un cours d'introduction bas pour débuter sur des progressions attractives. Bref, le contraire de Palantir. D'où une question simple : le rebond c'est pour quand ?