En 1 minute 30, cette vidéo résume une vraie philosophie de la vie : l'optimisme et le choix d'avancer y compris pour tenter d'atteindre l'impensable. Deux valeurs si tristement érodées en France actuellement, ce qui explique l'affaissement permanent et désormais accéléré de ce pays.
Auteur : Denis Bonzy
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La belle pub de Orvis pour les chiens
Loin des politiciens qui prennent des engagements jamais tenus comme les évolutions liées à la cause animale, des sociétés font des avancées concrètes dans des causes collectives comme dans le bien-être des animaux. C'est le cas de Orvis, remarquable entreprise familiale. Leur vidéo relancée ces derniers jours est une vraie réussite.
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Axios et le tournant de l’information
Dès le 6 décembre 2016, je signalais la nécessité de suivre le "tournant d'Axios" avec attention. Les Echos viennent de consacrer le 6 juillet 2021 un long article au "phénomène Axios", société désormais valorisée plusieurs centaines de millions de dollars. Deux tendances sont nées ces dernières années en matière d'information. 1) La structuration en presse d'opinion. 2) Alors que l'opinion et la pression des annonceurs publicitaires structurent la politique éditoriale manifestement, se créent des niches pour une information des seuls faits : la "smart brevity" : info brève : des faits. Et cette information se démultiplie à partir de créneaux thématiques. Cette dernière logique, c'est Axios. Il y a d'un côté ceux qui disent ce qu'il faut penser, et d'un autre côté ceux qui donnent des faits hyper concis mais solides laissant ensuite chacun libre de penser à partir de faits avérés. Ce sont les deux pôles de l'information actuelle. A ces deux logiques correspondent deux autres repères : 1) l'information classique (papier) ce sont d'abord des entreprises qui doivent faire tourner des rotatives. Il faut imprimer. 2) L'information "moderne" c'est du numérique : la structure est donc totalement différente. Il faut chercher et trouver les faits mais sans passer par l'étape de l'impression. Donc la rentabilité est modifiée et l'indépendance est plus vite trouvée par la rentabilité interne. L'époque est en train de vivre une autre information. Pour revenir à notre article du 6 décembre 2016, cliquer sur le lien suivant : Axios.
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The Thomas Crown Affair : 53 ans et toujours tendance : quel exploit !
Hier soir, à la veille de la St Thomas, le plaisir de revoir The Thomas Crown Affair avec Steve McQueen pour une énième fois. Il est sorti en juin 1968. 53 ans plus tard, il est toujours tendance, même influenceur de modes. Rarissime à ce point pour un film. Il y eut la consécration du split screen. La musique de Michel Legrand reste sublime, intemporelle. Les lunettes Persol pliantes sont plus mode que jamais. La gamme Sheaffer de stylos est très cotée en vintage. C'est l'un des premiers films qui fait découvrir à ce point une ville magique : Boston. On y découvre le magnifique quartier de Beacon Hill, les plages de Cape Cod et le terrain de polo du Myopia Polo Club de South Hamilton, l'un des plus vieux clubs des Etats-Unis avec son rituel immuable des spectateurs. En un film, la capitale du Massachusetts met en relief ses traditions. Et cette culture "anti-système" qui est désormais si répandue mais "en gants blancs", presque ludique pour … tester la mécanique intellectuelle. Ce film a fait date. C'est manifestement mérité. 5" ans plus tard, un bel anniversaire à toujours célébrer à quelques jours près.
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Robinhood : la révolution en … Bourse : la finance pour tous !
Robinhood, c'est la révolution en Bourse. Pourquoi ? Parce que le modèle est le choix de l'actionnariat populaire en transformant le placement boursier comme un "jeu à la mode" en introduisant deux allègements essentiels : les frais et la simplicité des ordres. Sur ce modèle, les résultats ont été là. Sur 2020, le CA a bondi de + 245 % en 2020 à 959 millions de dollars. L'application c'est aujourd'hui 18 millions d’utilisateurs avec un total de 80 milliards de dollars d’actifs, contre 7,2 millions un an plus tôt. C'est l'une des entreprises portées par la Covid 19 : les nouvelles générations disposant de temps libre avec le confinement et prêtes à jouer en Bourse. C'est 2 000 salariés. La société confirme sa volonté de se coter au Nasdaq sous le symbole « HOOD » et de réserver 20 % à 35 % des actions mises sur le marché à ses utilisateurs. 2020 : bénéfice net de 7 millions de dollars.
En France, eToro est sur un modèle proche. Avec de tels modèles, c'est la remise en question à terme de la place des institutionnels dans le placement financier mais surtout c'est une approche populaire des entreprises qui va les contraindre à des mutations dans la communication pour s'adresser à des cibles moins professionnelles sur les fondamentaux classiques de gestion. Une étape très novatrice dans les placements financiers. Un probable tournant.
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La fracture entre le « Lou cass can » et le « bonjour urbain »
Sidération depuis lundi sur les commentaires stupéfaits face au record d'abstentions de dimanche. Pourquoi la politique échapperait-elle à l'indifférence généralisée désormais installée en France ? Il y a 60 millions de Robinson Crusoë échoués dans la jungle de leur vie quotidienne où l'agression peut venir de partout : depuis la violence d'un voisinage jusqu'à la précarité d'une situation économique. Le "sauve qui peut" règne. C'est l'étape du "bonjour urbain" dont la caractéristique est que le "bonjour"… n'existe plus. Hier, dire "bonjour" comme répondre à un courrier étaient la politesse élémentaire. Aujourd'hui, ne pas répondre à un courrier c'est … gagner du temps et dire bonjour, c'est prendre le risque que le destinataire ne comprenne pas pourquoi il est ainsi salué. Voilà la réalité de la vie urbaine maintenant. Il reste des zones d'humanité où les traditions de proximité ont encore un sens. Ce week-end, un ami m'expliquait qu'il avait fait le tour pour respecter la tradition du "Lou cass can". Il a été messager pour porter l'invitation à un mariage. Pourquoi Lou cass can ( chasse-chien ) ? Car le messager arrivait endimanché, canne enrubannée à la main pour chasser les chiens trop enthousiastes d’où chasse-chien ! Les familles invitées, si elles comptent participer à la fête, en informent Lou cass can et accrochent une bandelette de tissu coloré à la canne. Après avoir fini sa tournée et avoir été très bien accueilli, le messager remet la canne à la famille qui l’a mandaté et ainsi ils connaissent le nombre de foyers présents aux festivités à venir. Un autre monde au sein d'un même pays. Si les citoyens ne retrouvent pas ce sens de l'autre, l'abstention a de très beaux jours devant elle. Pourquoi la politique échapperait-elle à l'indifférence généralisée qui sévit désormais dans tant d'endroits ?
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20 juin 2021 : je jour où la France a basculé dans une abstention historique
Il y eut l'étape du "dépenser coûte que coûte". C'est désormais l'étape du "gagner coûte que coûte". Ceux qui s'abstiennent pensant punir les professionnels de la politique devraient réfléchir et constater qu'ils se punissent eux-mêmes en s'excluant du jeu démocratique parce que, pour les professionnels de la politique, le seul programme c'est : gagner. Peu importe le nombre des votants. Peu importe les règles. Je n'ai jamais constaté autant de règles non respectées que dans la campagne du 20 juin 2021. Ceux qui s'offusquent que des jeunes ne respectent pas des règles donnent d'abord l'exemple eux-mêmes de ne pas les respecter. Toutes les règles sont balayées dès qu'elles peuvent faire obstacle sur le chemin de la victoire : de la neutralité des institutions publiques à la neutralité des pouvoirs sortants qui devraient en principe redevenir candidats parmi les autres, comme les autres au moins le temps de la campagne officielle. Aux Etats-Unis, il est question de l'esprit "barstool" : le tabouret de bar où chacun raconte des histoires souvent plus fausses que vraies mais en donnant le sentiment d'y croire. La France est en avance sur ce chemin. C'est si facile de condamner les abstentionnistes. Mais qui prend encore soin pour donner envie de participer ?
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Dans un univers d’indifférence et de violences, y-a-t-il encore un espace pour la mobilisation et pour la tendresse ?
Petit Elliot a besoin de nous. Le traitement médical d'un chien exposé à une épreuve grave coûte cher. Chacun de nous le sait pour l'avoir vécu. Mais ce qui est parfois difficile seul devient si facile à plusieurs. Par conséquent, à juste titre, la "famille d'Elliot" a ouvert une cagnotte. 870 € ont déjà été collectés sur Leetchi.
La semaine dernière, le texte de la famille Biden à l'occasion du décès de leur chien était remarquable. Tout y était. Qu'écrivaient-ils ? "Nos cœurs sont lourds aujourd'hui car nous vous faisons savoir à tous que notre berger allemand bien-aimé, Champ, est décédé paisiblement chez nous. Il a été notre compagnon constant et chéri au cours des 13 dernières années et a été adoré par toute la famille Biden. Même lorsque la force de Champ a diminué au cours de ces derniers mois, lorsque nous arrivions dans une pièce, il bougeait immédiatement sa queue. Où que nous étions, il voulait être et tout allait instantanément mieux quand il était à côté de nous. Il n'aimait rien de plus que se reposer à nos pieds devant un feu à la fin de la journée, se joindre à nous comme une présence réconfortante dans les réunions. Dans ses plus jeunes années, il était le plus heureux de poursuivre les balles de golf ou courir pour attraper nos petits-enfants dans notre jardin dans le Delaware. Dans nos moments les plus joyeux et dans nos jours les plus tristes, il était là avec nous, sensible à nos sentiments et à nos émotions. Nous aimons notre gentil garçon et il nous manquera toujours". C'est un très beau texte qui parle à ceux qui ont connu des moments de ce type. Elliot a besoin de nous. Nous participons donc à cette chaîne de solidarité pour relayer cet appel. Marie a déjà effectué une première participation. Donnons à Elliot toute notre aide. Merci par avance.
Pour aider Elliot cliquer sur le lien suivant : ENSEMBLE.
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Carnet de campagne (05/08) : et si un photographe n’était pas là … ?
Dans mon soutien à Claude Soullier et à son équipe, un facteur a été décisif sur le plan humain : sa passion pour les animaux. Cette passion, tous ceux qui le connaissent de longue date savent combien elle est réelle. Les habitants de Brié le voient avec son chien. Les membres de sa famille font beaucoup notamment pour les chevaux. Pour moi qui ait eu l'occasion de l'accompagner à quelques reprises sur le terrain, deux gestes ont beaucoup compté. 1) En voiture, si un animal est en bord de route, il va considérablement ralentir pour ne pas prendre le moindre risque de lui causer un souci. Je l'avais constaté de longue date et lorsque nous sommes allés à Prélenfrey du Gua, dans le dernier virage avant d'arriver à la Place des Justes, j'ai vu un chien seul en bord de route. Claude et Delphine étaient dans une autre voiture et je me suis dit "il va presque s'arrêter" et ce fut le cas. 2) A chaque sortie où un animal est à proximité, il fera les pas nécessaire pour aller le saluer, lui parler, le caresser. C'est une chaleur d'âme qui me plait. Authentique. Belle. Elle me plait encore plus par contraste quand je sais la liste Doffagne – Martin Grand soutenue par la parlementaire iséroise qui, par ses votes à Paris, est classée avant dernière des parlementaires dans la défense de la cause animale. Il y a des contrastes qui en disent long loin des images. Quand le photographe n'est pas là !
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Carnet de campagne (04/08) : a-t-on encore le droit de dire que cela pourrait aller mieux ?
Ce qui est le plus surprenant dans les circonstances actuelles, c'est que la bien pensance a franchi une frontière nouvelle en France : non seulement il est peu permis de penser autrement mais surtout de laisser supposer que cela pourrait aller mieux. La pensée unique a revêtu un habit de plus : le compliment permanent. C'est la culture des pouvoirs sortants. Ils installent deux chapes de plomb : rien d'autre n'était possible et dans ce seul possible rien de mieux ne pouvait être fait. Avec de tels verrous, par définition, le débat devient impossible. Ce qui est le plus surprenant c'est qu'au pays des débats, cette logique de croyance puisse s'installer. Il y a heureusement quelques foyers de "résistance". Des sortants sortent de cette arrogance pour témoigner de l'humilité. Et des challengers refusent de devenir otages d'une telle logique. Heureusement, dans le canton de Le Pont de Claix, nous avons la chance de compter sur une équipe qui pratique une autre mentalité faite de modestie, de réflexion, de nuances. J'espère que le 20 juin, les citoyens manifesteront leur attachement à ces valeurs en apportant leur confiance à l'équipe de Claude Soullier qui fait une très belle campagne de propositions réalistes, de projets portés par des convictions solides.