Grenoble : les prévisions sur le second tour : sondage Ipsos publié le 6 mars :
Le score réel du 30 mars soit trois semaines plus tard :
Grenoble : les prévisions sur le second tour : sondage Ipsos publié le 6 mars :
Le score réel du 30 mars soit trois semaines plus tard :
Les sondages et les élections municipales 2014, c'est l'histoire de 4 mariages et et un enterrement.
1er mariage : les sondages ont créé la liste des candidats déçus d'être donnés trop vainqueurs et ceux déçus d'être donnés trop … vaincus. Les sondages ont créé deux démobilisations nouvelles : ceux qui étaient en tête et ceux qui étaient trop bas. Deux démotivations nouvelles sont nées.
2ème mariage : les sondages ont impacté
Hier soir, Eric Piolle a utilisé une formule juste. Saluant sa victoire, il a indiqué que c'était : "le 1er jour d'une nouvelle aventure". C'est en effet bien d'une aventure dont il s'agit c'est à dire selon le sens des mots "une entreprise hasardeuse, risquée".
Cette entreprise hasardeuse a été possible grâce à la personnalité d'Eric Piolle qui a donné une apparence de crédit, donc de confiance, à un programme au contenu très décalé. L'enjeu des prochains mois sera le rapport entre son tempérament et le programme annoncé.
Elle a été possible parce que la liste Croire en Grenoble (Matthieu Chamussy) a fait le choix le plus dangereux possible : s'en remettre au pari le plus improbable, pour ne pas dire impossible, pour éviter le choix de la responsabilité et le tout dans un climat d'excitation contraire à la raison à l'exemple de cette rumeur sur la "liste des 50" qui n'a jamais existé !
Une rumeur d'autant plus grave qu'au sein même de la liste de
Les sites qui performent actuellement sont ceux qui assurent, selon des modalités diverses, une informations sous couvert de l'anonymat : Whisper, Rumr, Ask.fm, Yik Yak …
C'est une tendance pour partie étonnante :
Dimanche 30 mars, je voterai Jérôme Safar dans le duel qui l'oppose à Eric Piolle. Ce ne sont pas des injures très isolées qui changeront ma position, bien au contraire. Ces injures renforcent ma décision et me donnent parfois un éclairage très instructif sur de véritables tempéraments.
C'est un vote personnel de conscience. Je vote depuis 1974 et dans ce pays qui va mal, de plus en plus mal, j'ai souvent voté pour des perdants mais toujours avec une constante : le réformisme doux. J'ai voté Chaban Delmas. J'ai accompagné une partie de la démarche de Michel Rocard dans la seconde moitié des années 70. J'ai apprécié Raymond Barre qui avait d'ailleurs ensuite publiquement appelé à voter pour moi en 1989 dans un message très affectif …
A force de succomber en permanence aux clivages archaïques, notre pays s'enfonce dans des impasses.
C'est ce réformisme doux, permanent, lucide, pédagogique qu'il faut défendre.
Ce réformisme doux est à l'opposé de
Je tiens à exprimer mes remerciements à celles et à ceux qui m'ont témoigné depuis hier leur soutien.
Je tiens également à exprimer ma reconnaissance pour celles et pour ceux qui ont tenu à exprimer leur tolérance et leur ouverture d'esprit alors même qu'ils ne partagent pas le fond de cette position.
Mais d'autres affirmations (d'ailleurs toujours pas confirmées matériellement à cette heure à ma connaissance) ont été de nature à constituer des entorses graves au respect de la diversité de notre équipe.
Le texte intégral de mon communiqué de soutien à Jérôme Safar diffusé hier après-midi à la presse est le suivant. Il a été rédigé sur un en-tête personnel :
"
Dimanche 30 mars 2014, je voterai pour Jérôme Safar pour faire barrage aux mesures du Parti de Gauche.
Les raisons sont simples. Elles respectent la réalité matérielle des faits comme la prise en considération des enjeux majeurs de l’avenir des Grenoblois et des habitants de l’agglomération.
En ce qui concerne la réalité matérielle des faits, qui peut sérieusement prétendre que le troisième à une élection aurait davantage de chances que le second pour passer devant le premier avec des écarts aussi importants entre chaque classement ?
Pourquoi les abstentionnistes seraient-ils
Matthieu Chamussy a annoncé ce soir sur France Bleu Isère que 50 membres de la liste Nous Citoyens auraient appelé à voter en sa faveur pour le second tour à ce jour.
Ce chiffre ne correspond pas aux informations en ma possession et loin s'en faut.
Pour le respect de la vérité des faits,
Après toute la réflexion nécessaire, j'ai indiqué aujourd'hui que le 30 mars je voterai Jérôme Safar pour faire barrage aux mesures du Parti de Gauche.
Cette décision commence déjà à susciter des commentaires au "bon goût" pour le moins discutable.
C'est une décision que j'ai prise en totale cohérence avec les valeurs auxquelles je crois et qui sont les suivantes :
1) Le 30 mars, la principale question posée est : sommes-nous favorables ou pas à la présence du Parti de Gauche dans l'exécutif Grenoblois et dans celui de la Métro ?
Si le Parti de Gauche entend appliquer son programme classique. Ma réponse est non à cette question.
Je respecte le militantisme des adhérents de cette formation politique mais leurs réponses aux crises me semblent totalement hors sujet.
2) Par conséquent, qui est le mieux placé pour faire barrage à ces mesures ?
Les usages républicains veulent qu'en cas de rassemblement, ce soit la personne arrivée en seconde position qui ait vocation à devancer le premier.
Ces usages ont-ils vocation à s'appliquer à Grenoble ?
Après un 1er tour dans l'agglomération grenobloise marqué par le gel des positions partisanes traditionnelles à quelques exceptions près, en 48 heures, c'est souvent le big bang politique.
Dans de très nombreuses Communes, de nouvelles alliances naissent. Les mots d'ordres politiques sont mis à la poubelle.
Cette réalité est une première victoire pour celles et pour ceux qui défendent le respect des citoyens. Les citoyens font la vie civique. Les partis politiques doivent être au service des citoyens et non pas le contraire.
La lecture des candidatures officielles demain après la clôture des candidatures ce soir va donner une dimension nouvelle à ce phénomène.
Cette liberté doit s'accompagner du respect d'une deuxième valeur : la responsabilité.
La responsabilité qui est celle de tout citoyen face à son choix : l'avenir de la collectivité à laquelle il est attaché.
C'est la seule responsabilité qui compte : quel contrat démocratique permet de respecter un projet de ville ? Quel leadership et quel collectif en garantissent la mise en oeuvre ?
Le leadership,
La liste Nous Citoyens prendra une position publique face au choix du second tour. Il n'y a aucun doute en la matière. Ce premier score marque en effet le "faire part de naissance" d'une approche locale nouvelle et non pas un rendez-vous électoral ponctuel.
Cette expression interviendra à l'issue d'un processus clair :