Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • A quand l’affirmation des femmes dans la politique française ?

    En une semaine, les Etats-Unis ont consacré l'accession des femmes au premier rang des responsabilités publiques :

    Wendy Sherman est nommée  adjointe de John Kerry au département d'Etat,

    Wendy Sherman

    – 100 femmes (!) sont élues au Congrès le 4 novembre,

    Mia love 05 11 14

    – Loretta Lynch succède à Eric Holder au Ministère de la Justice. 

    Dans le même temps en France :

    – primaire pour la présidence de l'UMP : pas une femme candidate,

    – esquisse des profils de présidentiables pour 2017 : pas une femme en dehors de Martine Aubry qui se cantonne dans la posture du "ronchon perpétuel",

    – bataille pour la présidence de l'UDI : pas une femme candidate,

    Sur le plan local, schéma identique :

    – la présidence de la Métro comme la succession de Vallini au Conseil général : pas de femme,

    – A Grenoble, Elisa Martin qui avait, pendant la campagne un charisme et une énergie hors du commun, s'est fondue dans le moule de la 1ère adjointe, discrète, voire muette,

    – à la Métro, aucune femme ne préside un groupe politique,

    – seule Mireille d'Ornano tranche dans cette grisaille masculine en ayant conduit une liste et gagné un mandat de députée européenne.

    C'est un terrible passif.

    Lors des municipales,

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  • Métro de Grenoble : une agglo en total déclassement

    La Métro de Grenoble est accrochée aux quais quand d'autres agglos ont pris le vent du large.

    Elle est accrochée aux quais par une dette toxique record, sujet jamais réglé avec lucidité.

    Elle est lestée par des équilibres de pouvoirs qui la paralysent. C'est l'une des seules agglos de France où la Ville Chef lieu se fond dans les équilibres ponctuels de pouvoirs.

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    Elle est minée par dossiers relégués aux tabous comme la situation de l'EPFL, celle du stade qui sont mis au grenier mais qui coûtent excessivement cher aux contribuables.

    Elle est animée par aucune vision, marginalisée dans la concurrence des territoires.

    Dans 10 ans, la Métro de Grenoble sera présentée comme l'un des plus grands gaspillages de l'intercommunalité en France au moment où Bordeaux, Lyon, Toulouse, Nantes … auront pris une réelle dimension internationale.

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    Car la Métro est la caricature d'un pouvoir politique qui se gonfle de mots mais sans le moindre acte sérieux porteur d'avenir

    Hier, la Métro battait les records de Vice-présidents. Une armée mexicaine connue nulle part ailleurs !  Elle coûte une fortune aux contribuables. Ses frais de fonctionnement limitent considérablement sa part aux investissements locaux. 

    Ses prochaines "compétences" (voiries) vont

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  • La victoire simple du « moins d’impôts et moins de Gouvernement »

    Depuis juillet 2014, l'équipe des correspondants d'Exprimeo a remarquablement identifié les marqueurs à surveiller.

    Joni Ernst a été présentée dès le … 04 août 2014 alors qu'elle est "découverte" par des médias français depuis … 24 heures.

    Joni Ernst

    Il en est de même pour Mia Love (07 mai 2014) comme pour tant d'autres nouveaux vainqueurs du 4 novembre.

    Mia love bis

    La vague était facilement détectable parce que reposant sur un message simple : la volonté d'aller vers "moins d'impôts et moins de Gouvernement". Et le dispositif technique américain de la moyenne des sondages sécurise beaucoup les prévisions.

    Les déficits publics, le plan de sauvetage des banques sans responsabilité des banquiers, la réforme de l'assurance-maladie, l'incapacité à maîtriser l'immigration de masse, des nuances perçues comme des fragilités à  l'international … : tout était mobilisé pour la sanction. 

    Une sanction qui a été rude mais pas aussi

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  • Mid term : les innovations technologiques sont à ré-inventer

    A la différence des trois dernières campagnes électorales, celle de 2014 n'a pas été marquée par une innovation qui crée la surprise et mieux encore la différence.

    En 2008, Obama a innové dans le contenu avec un style de discours très atypique mais surtout avec la naissance des nouvelles technologies pour mobiliser et informer : Facebook, Twitter.

    David Plouffe

    En 2010, c'était la mode du Tea Party. Il fallait faire du terrain et surtout être "citoyen". Pas d'innovation technologique marquante.

    En 2012, Twitter s'installe comme support n°1 et Foursquare devient le réseau du militantisme de proximité. 

    Obama apps

    En 2014, pas de fait marquant.

    Les images ont pris le pouvoir sur l'écrit.

    Les vidéos courte durée débutent mais souvent dans un cadre de

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  • Un hommage triste à Maxime Scherrer

    Ce matin il y a beaucoup de tristesse au moment de la rédaction de ce billet. Des obligations ne m'ont pas permis d'être  ce matin à St Didier en Chalaronne. 

    Toute disparition est un drame. Mais quand l'âge donne le sentiment que "la vie a vécu", il y a une modération dans l'injustice de la disparition.

    Au contraire, quand cette disparition affecte un jeune étudiant de 25 ans plein de vie, la tristesse est encore plus grande.

    Maxime avait la passion des idées, celle des valeurs donc de la politique au sens noble du terme.

    Il aimait l'engagement, celui qui fait que l'on n'est pas spectateur des évènements.

    L'un de ses premiers engagements avait été pour Dominique de Villepin. Nous échangions alors de nombreux mails et des appels téléphoniques.

    Maxime Scherrer

    Maxime aimait également la politique américaine et les élections du mid term auraient retenu toute son attention.

    A l'Université Jean Moulin avec

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  • J – 1 : Barack Obama face à un raz de marée républicain

    Sous la présidence Obama, le taux de chômage est passé de 10,2% à 5,9%. Le déficit a chuté de 50%. L'économie a ajouté 5,5 millions d'emplois en six ans, soit quatre fois plus que durant les deux mandats de George W. Bush à la présidence. Et le produit intérieur brut a bondi à un taux annualisé de 3,5% au cours du dernier trimestre.

    Obama bureau 02 11 14

    Voilà des données économiques qui auraient dû aider les candidats démocrates dans leurs campagnes électorales. Et pourtant demain, Barack Obama va probablement subir une défaite cuisante avec un raz de marée républicain.

    Pourquoi ?

    1) Parce que les candidats démocrates n'ont pas livré bataille sur le bilan Obama. En début de campagne, ils ont constaté que

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  • J – 2 : Républicains / Démocrates : deux campagnes opposées

    Le choix entre les deux promesses de fond des deux partis a rarement été aussi clair.

    Les candidats Démocrates disent aux électeurs : "soyez comme nous".

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    Les candidats Républicains disent aux électeurs "nous sommes comme  vous".

    Mia love bis

    Tout est résumé par ce choc des messages.

    Les démocrates demandent aux électeurs de faire des efforts de patience, de compréhension, de réalisme …

    Les républicains sont les portes voix des

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  • J – 3 : défendre les « années Obama »

    Mardi soir, très probablement, Barack Obama enregistrera une défaite forte perdant la majoriuté au Sénat.

    C'est  une situation inquiétante, grave et regrettable.

    Elle est inquiétante, parce qu'elle montre combien l'opinion moderne use vite. Combien elle exige des résultats immédiats. Combien elle sanctionne sur le champ.

    Elle est grave, parce que le succès du Parti républicain va accélérer le lancement de la présidentielle 2016, paralyser les décisions de la première puissance au monde et ouvrir la pré-retraite de l'un des meilleurs leaders du début du 21 ème siècle.

    Ce dernier volet est le côté le plus regrettable. L'apport de Barack Obama est historiquement considérable. Il a apaisé l'image des Etats-Unis dans

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  • J – 4 : l’exception de la Californie qui mérite réflexion

    Mardi 4 novembre, la vague républicaine s'annonce d'une force inhabituelle. Il y a pourtant un territoire qui va rester à  l'écart : la Californie. A l'opposé des raclées politiques des candidats démocrates, Jerry Brown (D) caracole en tête avec 20 points d'avance.

    En 2010, la situation était comparable. La poussée républicaine était moindre mais beaucoup d'espoirs étaient placés sur ce secteur avec Carly Fiorina et Meg Whitman. Ces deux femmes d'affaires ont dépensé des sommes considérables. Leurs campagnes de communication ont été excellentes. Elles ont pourtant perdu. 

    La Californie c'est le triangle d'or : emploi, climat, modération budgétaire.

    Sur ces trois thèmes, c'est la victoire de la triangulation.

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    Si le candidat est démocrate, il doit ne pas trop faire en matière

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  • Politique spectacle : le narcissisme monte d’un étage

    Sur Direct 8, des politiques français se déguisent pour découvrir la … vraie vie des français. C'est un postulat irréel.

    1) Les participants reconnaissent qu'ils ne connaissent pas la vraie vie des français.

    2) Ils ont une telle estime d'eux qu'ils considèrent qu'ils doivent être maquillés pour ne pas être reconnus. Ce n'est pas seulement la vie quotidienne des français qu'ils ne connaissent pas mais aussi la faiblesse de leur taux de notoriété parce qu'ils n'avaient pas besoin de se maquiller pour ne pas être reconnus.

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    3) Le retour sur le terrain des intéressés pourrait

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