Aujourd'hui, la rafle du Vel d'Hiv marque ses 80 ans. Dans mon esprit, cette tragédie inspire quatre pensées. 1) En premier, les messages de ma mère au sujet de la déportation de son frère à Dachau. Sa gorge se nouait. Sa voix changeait. Les larmes perlaient. L'évocation prenait fin. 2) Le musée qui reste le plus fort dans ma mémoire : Washington DC holocaust museum : la montagne de la dernière paire de chaussures ! Ils n'étaient pas encore morts mais ils étaient déjà entrés dans l'après vie avec un dénuement absolu. Avec Marie et nos deux fils, à chaque voyage, notre recueillement dans ce lieu nous semblait indispensable. 3) L'idée géniale : le mémorial de Boston (Union Street) : pas à l'écart mais en plein lieu touristique hyper fréquenté à proximité du Faneuil Hall. D'un coup, avec brutalité, l'Histoire s'invite sur le chemin de tout le monde. Ne JAMAIS oublier. Et 4) une interrogation vivace : comment notre génération a-t-elle pu échouer à passer la transmission pour que les violences et l'inhumanité ne régressent pas au rythme nécessaire ?
Auteur : Denis Bonzy
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La dernière goutte d’eau …
Pour le Lavanchon, à cet endroit assez poche de son débit habituel fort, c'est rarissime de constater un débit aussi faible. Le terrain en dit plus long que tous les volumineux rapports scientifiques sur l'impact du dérèglemet climatique.
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La mobilité : quelle chance !
Fitbit m'a adressé le nombre de kilomètres parcourus dernièrement à pied lors de marches ou de running. Quelle chance que la mobilité choisie. Tout est simple. La tenue est légère. Des écouteurs pour de la musique en cas de running et le rythme d'un souffle. J'ai reçu ce "ticket" de Fitbit en même temps que j'entendais le point d'Olivier Goy sur la maladie de Charcot. Que celles et ceux qui peuvent bouger librement à volonté aient conscience de l'immensité de leur bonheur.
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La vie, cette fête étrange !
A 7 ans, Boris Cyrulnik était condamné à mort parce qu'il était juif. Il a dû trouver le secours dans le courage d'une infirmière. Mais ses parents n'ont pas échappé à cette barbare idéologie meurtrière qui a frappé au milieu du XX ème siècle. Toute sa vie a ensuite été consacrée à se poser les questions. Les bonnes questions. Car comment apporter des réponses efficaces à des questions qui sont hors sujet ? Son dernier ouvrage (le laboureur et les mangeurs de vent / mars 2022) est magnifique. Je suis très reconnaissant à la
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Toujours garder en soi le goût du délice des périodes où l’on est donné sans la moindre chance de succès …
Cette semaine a été marquée par une annonce qui m'a beaucoup attristé : le décès de Mme Mireille Dobler à Vif. Cette femme a eu un parcours remarquable grâce à un tempérament hors du commun. Commerçante sur la place des 11 Otages de Vif, son magasin au métier alors d'avant garde incarnait la joie de vivre. Elle aimait la culture. Elle avait transmis à sa fille Françoise sa passion pour l'engagement. Elle pouvait compter sur un gendre qui partageait sa passion pour la politique. Et elle avait du courage. Enormément de courage. Lors de ma
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Et si on parlait aussi des succès …
La photo ci-dessus est extraite du compte LinkedIn d'UnaBiz. Cette photo mérite une attention particulière au moment où si souvent la France semble s'installer avec facilité dans un univers d'échecs, de repentances, de désespérances. La litanie des épreuves non résolues deviendrait ainsi une sorte de fatalité comme si l'horizon devait se réduire à l'impuissance. Le 21 avril 2022, le Tribunal de Commerce de Toulouse a désigné une société (UnaBiz) pour assurer la reprise de Sigfox. Le succès ou pas de cette reprise est un tournant majeur pour un secteur clef pour l'économie : l'IoT. Cette désignation a marqué une succession de
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Patagonia et les « super-mamans » : le bel hommage !
Une fois de plus, Patagonia a mis en ligne une superbe vidéo pour la fête des mères selon le calendrier US (8 mai). Une vidéo qui parle beaucoup aux coeurs de celles et de ceux qui ont eu ou qui ont la chance d'avoir une maman pleine d'énergie, désireuse de faire découvrir le sport et tant d'autres activités qui, par les temps vécus alors en commun, laissent des souvenirs impérissables.
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Quand des comédiens se démaquillent …
Les tractations actuelles au sein des gauches françaises marquent, si besoin était, deux mentalités fortes. 1) l'empreinte de l'esprit monarchique cherchant à négocier à Paris son "royaume" en Province baptisé "circonscriptions" et 2) finalement même des "révolutionnaires" français sont des petits bourgeois d'abord préoccupés par la défense de leurs intérêts matériels. Ils ne peuvent imaginer le lendemain privé de son cortège d'avantages divers sur fonds publics : titres, indemnités, dotations d'Etat … Ils cherchent le "bon parti" comme des familles bourgeoises décadentes tissaient la toile à la vieille époque rassurées de placer leurs filles auprès du jeune prometteur. Les sentiments sont absents car les calculs occupent tout l'espace. C'est la culture héréditaire d'une adoption du cocon de celles et ceux qui ont perdu l'habitude de retrousser les manches pour gagner par eux-mêmes les fruits de leur travail. Ils baignent dans la culture du paraitre. Ils donnet souvent des leçons à la terre entière. Ils portent beau. Ils s'annoncent comme des "gens du bien" mais ils vivent, manoeuvrent surtout pour être des "gens de biens", ce qui est davantage qu'une nuance. On pensait qu'ils s'étaient engagés pour des idées et finalement sous nos yeux actuellement on découvre qu'ils se sont engagés pour des places. Pathétique malentendu. On pouvait espérer qu'ils aient l'héroïsme du combat quasi impossible. Ils préfèrent la retraite en rase campagne à la condition de tenter de sauver les ultimes apparences derrière des formules qui cachent la sécheresse des abandons. Dans la vie quotidienne, chacun croise, connait ou est parfois même contraint de voisiner avec des spécimens de ce type. Mais qu'une partie de la classe politique s'inflige un tel spectacle, c'est encore un autre étage dans l'affaissement collectif sauf à permettre d'extraire des tempéraments solides comme aujourd'hui Bernard Cazeneuve ou hier Michel Rocard. Même l'indignité sera bientôt usée à force de constater l'ampleur de déclassements collectifs ainsi banalisés. Irréel à ce point. Quand des comédiens se démaquillent, il y a des visages qu'il vaut mieux ne pas croiser.