Avec sa conquête spatiale, Richard Branson a publié une vidéo superbe "we can". Le thème : puisque nous avons réussi cette conquête tant d'autres sont possibles avec la même détermination. L'occasion pour constater le triste cimetière des mots désormais oubliés en France : optimisme, réussite, conquête, victoire, liberté, rêverie … L'esprit de conquête a pour moteur l'optimisme : demain peut être meilleur, ce qui tranche avec la morosité ambiante française. La réussite est contagieuse, ce qui choque tous les innombrables jaloux qui tentent de justifier leur médiocrité par l'alibi des échecs des autres. La liberté, c'est une entreprise privée qui a gagné et non pas un Etat. Mais en France, le privé est suspect et le public, pourtant manifestement incapable de gérer ses fonctions essentielles (dont la sécurité), aspire toujours à en faire davantage, à réglementer, à taxer, à imposer, à interdire : bref à brider la liberté donc la responsabilité individuelle. Et le mot clef : le rêve. Branson a eu une phrase clef : "j'y pensais depuis que j'étais enfant ". Shakespeare a eu une formule d'un extrême bon sens "nous sommes faits de l'étoffe de nos rêves". En France, la rêverie est entrée en zone rouge. Sans changement radical, la France après avoir décroché approche dangereusement de la zone répulsive … Les uns vivent chaque jour comme le nouveau matin des initiatives possibles. En France, l'esprit a toujours été celui du "grand soir" et non pas du "nouveau matin" mais même cette révolution là semble désormais hors de force …
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