L'article du Washington Post sur l'origine éventuelle de l'actuelle crise sanitaire va-t-il enfin ouvrir une étape relayant la version officielle chinoise au rang des "légendes urbaines" ou la version de M. Tsu mangeant une chauve-souris infectée sur un marché parallèle à l'angle de la rue Mao Zedong d'un quartier pauvre de Wuhan (NB : noms d'emprunts pour cet article) ? Cette guerre avait déjà perdu un nom la rattachant à un auteur : elle s'appelle Covid-19 et non pas grippe chinoise. Elle a manifestement perdu son porteur zéro en lisant les messages diplomatiques officiels. Va-t-elle désormais y compris perdre toute traçabilité initiale. Bref, ce serait la première guerre sans père. Jusqu'à maintenant on connaissait les pères des guerres : volontés expansionnistes d'individus, revanches personnelles … Là on semble encore loin de toute identification sérieuse. Une réalité pénible à constater qui montre l'écart entre informer, désinformer et ré-informer. La fabrique sérieuse du réel manque de beaucoup trop d'artisans consciencieux. C'est aussi un virus particulièrement préoccupant.
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