Je suis très surpris par l'absence de commentaires donnés par des journalistes sur des faits qui mettent en relief à quel point le décrochage peut être grand entre des réalités et l'image donnée à la TV. Il ne s'agit pas d'interprétations mais plus simplement ce que l'image ne montre pas. Dans le sport, la TV ralentit la perception de vitesse de la balle au tennis. Dans le rugby, la télé ne passe pas à son juste niveau le bruit des chocs, un bruit tel que je vois mal comment le rugby pourrait ne pas évoluer prochainement vers les protections analogues à celles des joueurs du football américain notamment pour la tête. Et la liste pourrait durer longtemps. Pour les inondations, c'est pareil. Quand j'ai présidé le conseil d'administration de l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse, j'ai connu sur le terrain de nombreux cas de ce type. la réalité du terrain c'est quoi ? 1) L'odeur. L'image ne peut pas la révéler. Une odeur terrible qui prend à la gorge et qui change l'ambiance. 2) La durée pour évacuer la boue et l'humidité. 3) Les souvenirs chargés d'affection emportés ou détruits à jamais. C'est pour cela que je n'arrive à comprendre l'indifférence manifestée localement face au non entretien de certaines protections face aux risques naturels. Le risque est considérable. Des alertes récentes ont eu lieu (janvier 2018). Pourquoi cette indifférence face aux réalités du terrain ? Parce que ces réalités sont d'une gravité bien plus ample que les images de la télé.
Laisser un commentaire