Denis Bonzy

Les sondages tombent et des mystères s’installent

Lyon 07 10 19 Place Bellecour

Comment se fait-il que des Grenoblois puissent être incompris au point d'aimer localement ce qui n'est pas accepté ailleurs ? Grenoble aime les graffitis, "l'art de rue". Ailleurs, jamais la même sensibilité. Même la voisine Lyon n'est pas convaincue. A Grenoble, la statue Louis XIV aurait une mention sur le cheval. Et localement beaucoup s'en féliciteraient au titre du mélange des âges et des styles. Ils proclameraient devant un graffiti poli comme "descends de ton cheval gros con" le … talent de populariser ainsi un Roi par une mention qui est un "trait d'esprit plein d'humour" bien sûr. A Bordeaux, la place Pey Berland est propre au point d'inviter à s'asseoir au sol pour apprécier les monuments historiques. Les bordelais n'ont donc pas été convaincus que la saleté pouvait être une compagne agréable car elle permet de respecter la rusticité et le papier usager flottant qui gagnent à être sur la voie publique pour ne pas encombrer les poubelles. Même pour les bouchons, Grenoble n'arrive pas à convaincre les autres agglomérations de faire "aussi bien". Et bien sûr, on place hors classement la délinquance. Ailleurs, ils luttent contre la délinquance. Un tort absolu : ici, la délinquance est partout car elle habitue le Grenoblois au nomadisme des vacances d'été même dans des contrées lointaines peu civilisées. Ils ne sont pas dépaysés alors. Je ne comprends pas pourquoi ce qui fait le "charme de Grenoble" (graffitis, bouchons, saleté, délinquance …) est aussi peu apprécié ailleurs ? Comment interpréter cette insensibilité aux atouts de la ville qui se proclame capitale de tout ? Le jour où cette explication sera donnée, ma compréhension du tempérament du Grenoblois "moderne" y gagnera. 

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