Il y a actuellement trois sujets qui marquent un affaissement dramatique de "l'âme collective française" : les violences faites aux femmes, les violences faites aux animaux, les abattages en série des arbres. Dans le 1er cas, nous assistons à une terrible régression face à des avancées gagnées par les femmes dans l'égalité de la libre disposition des corps. C'est une régression dramatique portée notamment par des volets d'une religion qui est un total choc culturel pour des fondamentaux de la pensée occidentale. S'agissant des animaux, ce qui est gravissime c'est qu'ils puissent encore être considérés comme des objets et non pas comme des êtres vivants dotés de sensibilité. Des retards intolérables sont pris dans de nombreux domaines : depuis la non-interdiction des transports de masses par temps de canicule jusqu'aux records d'abandons. Ces comportements déshonorent les Français traditionnellement si donneurs universels de leçons. Et il reste le sujet des arbres. Là aussi, c'est le refus de considérer un arbre comme un être vivant. La semaine dernière, le moment le plus agréable de ma semaine fut quand j'observe notre petit-fils toucher les arbres avec délicatesse, sentir le bois, apprécier la fragilité des feuilles. Une belle étape de son éducation était franchie que de le constater ainsi, si petit, avoir de tels gestes de complicité avec les arbres. L'agglomération grenobloise a assassiné ses arbres dans de très nombreux endroits. Notamment avec une approche comptable selon laquelle une jeune pousse aurait vocation à équilibrer l'abattage d'un arbre centenaire. Un scandale absolu ! Face à ces trois formes de violences tragiquement installées, parfois même banalisées, l'intolérance devrait être plus forte. Pour notre part, nous avons planté sur 2019 au moins un arbre par mois. Suivre leur croissance est un réel délice. Et le combat contre les violences faites aux arbres par des abattages injustifiés va beaucoup nous mobiliser à l'approche des élections municipales. Sur ce sujet aussi, des comptes doivent être rendus. (Photo ci-dessous, arbre abattu sur Pont de Claix alors même qu'il était en dehors du périmètre du chantier de la démolition des Moulins de Villancourt) :
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