Denis Bonzy

Le Villarey 1 : être contre c’est d’abord être POUR une autre façon de vivre

Douceur de Vivre

Cet été, avec le calme plus important que la période classique d'activités professionnelles, j'ai beaucoup apprécié les réponses qui m'avaient été adressées au printemps dans le cadre d'un questionnaire de dialogue sur les propositions attendues. Des réponses détaillées avec souvent des commentaires longs sont très instructives. 1) Une Commune appartient à tous ses habitants. Le mot "habitant" signifie quelque chose. C'est vivre sur place et non pas y être de passage. Lorsque des élus n'habitent plus une Commune, comment peuvent-ils encore prétendre y être fortement attachés ? 2) Le rejet du Villarey est considérable. Mais il va falloir dissiper un doute : le Villarey peut-il être rejeté pour de vrai ? Un tel cinéma sur le rôle de la Métro a été monté pendant des années que des explications sérieuses sont indispensables. Une décision appartient à celui qui la signe. La preuve : si la décision n'avait pas été signée, elle n'existerait pas ! C'est pas la Métro qui a délivré le permis de construire du Villarey 1 ni le Président de la Métro qui a signé. C'est le Maire de St Paul de Varces ! Il est LE décideur bien loin du cinéma qui, sur ce dossier comme sur tant d'autres, a consisté à vouloir passer le mistigri à la Métro. 3) Sur le fond, il ne s'agit pas d'être CONTRE le Villarey. Etre contre, c'est le piège des éléments de langages posés par les défenseurs des promoteurs. Il s'agit d'être POUR une autre façon de vivre qui n'est pas compatible avec le Villarey. Cette autre façon de vivre, c'est notamment un autre rapport à la nature, à l'environnement, à une douceur de vivre, à la dimension humaine d'un village, à la sécurité des enfants sur leur Groupe scolaire … Regardons autour de nous. Pont de Claix est devenu un quartier d'Echirolles. Claix et Varces, selon les choix de mars 2020, vont devenir un quartier de Pont de Claix. Souhaitons nous que St Paul de Varces devienne un quartier de Varces dans cette logique de l'étalement urban sans fin ?  Regardons ce qu'est devenue la "douceur de vivre" de ces Communes qui ont subi cette culture de la ville-centre avec cet étalement urbain sans fin. Est-ce compatible avec la douceur de vivre ? C'est la vraie question de fond. 

Les Ruines 2 03 08 19

 

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