Denis Bonzy

Enseignement : pour une chaîne cohérente d’établissements de proximité

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Quand la population augmente de 30 % par endroits (+ 33 % à Varces sans compter les lotissements en cours !), vous ne pouvez pas accueillir la population scolaire avec moins 20 % des capacités des établissements. C'est impossible ! Je suis très surpris par des chiffres fantaisistes qui circulent actuellement sur les relations entre l'évolution démographique et la "population scolaire". Des élus et des services ne doivent pas par démagogie électorale masquer la réalité comme ce fut le cas dans les années 70 dans le sud de l'agglomération grenobloise. J'ai passé 12 ans de mandat de Conseiller Général à devoir corriger alors un fossé entre les équipements scolaires et la situation démographique globale. Et j'ai pu compter avec une solidarité sans faille d'Alain Carignon, de Jacques Remiller qui a été l'auteur d'un remarquable rapport sur le Collège du futur, de Didier Migaud … pour débloquer des montants financiers exceptionnels pour résorber une crise exceptionnelle de capacités d'équipements scolaires.

DB AC Migaud

A St Paul de Varces, pour éviter la surmultiplication des préfabriqués, il y eut alors la création des Epis d'Or.

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Même situation à Vif avec le Groupe Scolaire Champollion avec la municipalité de Daniel Biston. De même ensuite au Gua.

Le Gua Ecole 11 08 19

Puis au-delà des établissements primaires, ce fut le chantier des collèges. Nous avons restructuré Masségu à Vif.

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Puis reconstruit Moucherotte à Pont de Claix à la condition de maintenir les Iles de Mars (collège aujourd'hui disparu dans des conditions bien opaques et mystérieuses !). Ensuite, j'ai obtenu la décision de construction du Collège Jules Verne à Varces.

Collège Jules Vernes 09 02 19

Aujourd'hui, avec cette expérience, il y a de la tristesse à constater que le secteur sud revient aux années 70. Quand la population augmente de 30 % par endroits (+ 33 % à Varces sans compter les lotissements en cours !), vous ne pouvez pas accueillir la population scolaire avec moins 20 % de capacités des établissements. C'est impossible !

Des professionnels de la politique feraient bien de cesser de jouer avec les chiffres avec la prétention de ceux qui "traitent" les dossiers avec des mots mais pas dans les faits. Dans aucun autre domaine, les chiffres qui sont les marqueurs de la réalité sont aussi maltraités. Il ne faut pas que les professionnels de la politique soient surpris ensuite par la perte totale de crédit qui les affecte. Nous ne devons pas revenir aux années 70 dans le divorce entre l'évolution des effectifs et les capacités d'accueil de proximité.  Or cette crise est engagée pour de bon.

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