30 ans. 30 progrès. Notre histoire (4/30) : En France, il est souvent question du "cinéma politique". C'est une formule juste tant les visages d'individus peuvent changer entre leur vrai tempérament et l'image qu'ils souhaitent donner lors d'un engagement public. Il y a alors une culture du "rôle cinématographique". Pour le comédien professionnel, il y a un moment où il tombe le masque : dans sa loge quand il se démaquille. Pour le politique, ce moment, c'est le budget. Là, on voit les vrais tempéraments. On constate le "faux sympa" qui parle beaucoup du commerce local de proximité mais qui achète pour un montant considérable à … la grande distribution dans les Communes voisines. Celui ou celle qui demande aux associations des efforts budgétaires considérables mais dont l'équipe municipale fait supporter par les contribuables des abonnements de mobiles dont la "flotte", terme alors très approprié, laisse entrevoir qu'il pourrait y avoir un mobile dans chaque poche du pantalon et de la veste … Et la liste concrète pourrait durer longtemps. Quand le comédien se démaquille, le visage réel est parfois terrible. L'expérience a également appris une autre réalité : un équipement consensuel n'a pas d'âge. N'ayant pas d'âge, il n'a donc ni père ni mère ou plutôt il a beaucoup de pères et beaucoup de mères dont tous ceux qui n'y ont été pour … rien. Cet équipement ne retrouvera un âge que si naît un problème. Dans ce contexte général, la quiétude d'avoir respecté 3 vraies priorités : celle donnée aux services publics de l'enfance dont l'école. La protection contre les risques naturels. Et l'austérité dans le budget "fêtes et cérémonies" puisqu'elles étaient payées par une mutualisation mensuelle d'une partie des indemnités des élus. Dans ces conditions, le passage par la "loge du démaquillage" n'a pas été difficile à supporter dans le temps.
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