J'ai terminé ce week-end la lecture du rapport 2019 de la Cour des Comptes. C'est une plongée hors du temps, hors du réel. Une plongée d'autant plus irréelle que chacun connait désormais les suites de tels rapports : la bibliothèque ou les tiroirs. Mais comment attendre des modifications sérieuses indispensables quand des décideurs politiques ne sont même pas capables de montrer l'exemplarité. Prenons l'exemple du Sénat, actuel grand donneur de leçons. De longue date, les salaires des membres du cabinet du président du Sénat ont été "mis en relief" : de 8 000 € (net bien sûr) à 19 000 €. 2 800 000 € par an pour les contribuables pour ce seul poste. En décembre 2017, les sénateurs ont voté une augmentation de + 40 % des salaires d'élus (maires de grandes villes, régions, départements … ) (NB : dont les votes POUR par les sénateurs de Domène et Chateau Bernard : Savin et Puissat). Puis toujours le Sénat, et tout dernièrement en plein épisode des Gilets Jaunes, la discussion hors du réel sur l'article 4 de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019, issu d'un amendement parlementaire déposé devant le Sénat, modifiant des abattements sur des indemnités versées aux élus. En plein épisode des Gilets Jaunes, des manifestations et des colères sur la dépense publique. Un monde politique hors sol. Hors du temps. Hors du réel. Quand on a terminé la lecture du rapport de la Cour des Comptes : une seule certitude : une telle irresponsabilité ne peut que se terminer dans le drame collectif. Parce qu'il y aura nécessairement un jour où la dépense publique ne pourra plus couler à ce point. Et ce jour approche manifestement. Ce monde des professionnels de la politique est totalement coupé du réel.
NB : les passages ci-dessus en gras et en bleu sont des liens vers les sites qui contiennent les informations détaillées. Il suffit de cliquer sur ces phrases en bleu pour y accéder.
Laisser un commentaire