Il y a une semaine sur la Commune de St Paul de Varces, nous engagions un dialogue via un document composé de près de 50 questions liées à la vie quotidienne. J'ai connu déjà plusieurs initiatives de ce type. En les comparant, pour la première fois, des caractéristiques nouvelles apparaissent. 1) D'abord la réactivité. En une semaine, les retours sont nombreux. Cela montre le décalage qui peut exister entre cette réactivité individuelle et la lourdeur d'administrations qui mettent tellement de temps à répondre, quand elles … répondent. C'est un fossé tel que les délais des administrations deviennent insupportés. 2) L'importance des commentaires. Les personnes qui s'expriment savent exactement ce qu'elles ne veulent pas vivre. Et elles l'expriment de façon très motivée. 3) Elles ne voient pas pourquoi des élus pourraient leur imposer ce qu'elles ne veulent pas. Sous ces deux derniers volets, c'est une forme remarquable de maturité. C'est aussi la démonstration d'une étape nouvelle dans la démocratie dite représentative. Il ne s'agit plus de déléguer le pouvoir. Il s'agit de fixer les modalités pour un réel exercice du pouvoir impliquant toujours le citoyen entre deux élections. D'où la décomposition des appareils politiques anciens qui fonctionnent toujours sur les anciens logiciels. La présidentielle 2017 et les législatives dans la foulée ont peut-être été insuffisamment analysées comme véritable début d'une séquence nouvelle de démocratie. Ce sont peut-être des scores moins ponctuels, moins accidentels que ceux souvent imaginés … ?
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