Je suis très surpris par l'actuel traitement de crise par la majorité en place. Elle manque de panache et dans la quasi-totalité des hypothèses sortira très affaiblie en conséquence. Dans une démocratie moderne, on ne s'impose pas au peuple. Dès que la légitimité est entachée, le seul arbitrage c'est le suffrage universel direct. Cela a toujours été ma conviction. Et d'ailleurs toutes les proportions gardées et à un niveau terriblement plus modeste, j'ai pu le vérifier il y a plusieurs années déjà. A cette époque, contestation par le battu sur la couleur de l'encre utilisée pour des votes par procuration dans des bureaux de votes totalement extérieurs à toute influence de ma part. Il pouvait y avoir débat sur les conséquences juridiques à donner. Le commissaire du Gouvernement, selon le terme de l'époque, évoque une irrégularité de nature à remettre en cause le scrutin. Il s'exprimait à 11 heures. A midi, la parole était rendue aux citoyens. 1 heure après, ma démission était officialisée. Sans attendre le jugement ni même chercher à actionner une voie de recours. 1 mois plus tard, les 17 voix d'écart étaient devenues 563 voix d'écart. Emmanuel Macron devrait retourner devant les électeurs et il serait ré-élu très largement. La dissolution de l'assemblée nationale c'est une étape de plus dans la fragilisation. Le débat, c'est une immense pagaille à venir. Celui qui est contesté, c'est Emmanuel Macron. Si les citoyens n'en veulent plus, c'est un garçon talentueux qui ira faire des affaires et sa vie sera agréable. Et si les français le confortent, les GJ seront contraints de respecter le suffrage universel. Dans 3 mois au plus, on est sûr d'y voir clair. Et la démocratie, qui suppose de toujours passer et respecter le seul choix des urnes et seulement ce choix là, y gagnera. Tout le reste c'est du temps perdu et surtout de la paralysie liée à la crise.
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