Il n'y a rien de pire que la capacité à vouloir se tromper. C'est la pire offense que l'on peut se faire à soi même. Dans la priorité collective actuelle qu'est la lutte contre le dérèglement climatique, à la sortie de la COP24, un constat s'impose : à ce rythme la bataille est perdue. 1) Il y a l'obstacle de la souveraineté des Etats. Impossible de forcer à faire sans le consentement de chacun. Or des profils "résistants" émergent : Etats-Unis, Brésil … C'est une contrainte lourde. 2) Mais l'un des enjeux clefs c'est de financer les actions dans les pays pauvres. Si on prend un pays comme la France : record des impôts, record de l'endettement et services publics intérieurs en péril, comment imaginer une contribution dans l'ambiance actuelle pour des destinations lointaines ? Impossible. L'allergie fiscale est déjà trop forte pour financer des "dépenses de proximité". La communauté scientifique prend actuellement une énorme responsabilité morale en ne permettant pas de visualiser concrètement les conséquences de cette bataille perdue. Ce devrait être aujourd'hui la mobilisation quotidienne. Il n'y a pas matière à des oppositions entre les fins de mois et la fin du monde. Pour que ces oppositions éventuelles cessent, il faut des révisions totales, brutales, radicales pour couper des pans entiers de dépenses publiques afin de ré-affecter les moyens ailleurs. Un plan d'urgence est indispensable. C'est irréel de vouloir une telle passivité en ce domaine.
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