La semaine prochaine, mardi, les autorités officielles du Synchrotron vont fêter les 30 ans de cet équipement. Au-delà de l'apport scientifique, cette étape pour l'agglomération grenobloise est lourde de sens. Elle met en relief des moments clefs où une collectivité passe un message fort : le futur peut aussi être un avenir. Le futur c'est le jour d'après. Tout le monde imagine donc avoir un futur. L'avenir c'est une autre dimension qui porte la notion de progrès. C'est un sens qui dépasse la seule idée du temps à venir. C'est la dimension qui fait défaut aujourd'hui en France. Le jour où plus largement chacun aura le "sentiment d'avoir un avenir", le calme et une plus grande gaieté collective referont surface. Le plus inquiétant, c'est que de nombreux gouvernants semblent avoir désormais renoncé à cette étape. Quand en 1985, Grenoble unie dans toutes ses composantes s'engageait dans la compétition face à Strasbourg alors quasi désignée définitivement, c'était le sens de son combat. Un combat qui fut terriblement difficile. Qui a demandé une union, une détermination et une mobilisation exemplaires. Dont toutes les composantes mériteraient d'être mieux respectées. La ré-écriture de l'histoire est un sport très pratiqué, indiscutablement en France celui qui compte le plus grand nombre de hors jeux pour ceux qui connaissent la réalité des faits et qui entendent respecter cette réalité des faits. Dommage car des leçons de l'expérience permettraient d'épargner de nombreuses erreurs. Le temps est en effet souvent porteur de beaucoup de réponses à de nombreuses questions actuelles.
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