Denis Bonzy

Ces images que l’on garde en mémoire si longtemps après le premier regard …

Boston 20 04 13

Il y a des dates qui sont tellement fortes que le jour vit de lui-même sans être rattachable à une année. C'est le cas du 11 septembre. Cette date est un tournant majeur. Chacun se rappelle où il était au moment de la découverte de ce drame. Ces images qui alors semblent irréelles. Deux enseignements me paraissent importants. 1) Une rupture brutale dans ce que nous pensions être le progrès universel. C'est l'époque où, probablement comme de très nombreuses personnes, je m'étais fait à l'idée qu'en dehors de théâtres précis de guerres, des morts collectives ne pouvaient naître que de défaillances techniques (accidents d'avions, trains …). Mais que la "main de l'être humain" ne pouvait volontairement souhaiter la mort d'autrui. Depuis ce 11 septembre, on sait que cette vision de l'évolution collective est fausse. De façon passagère ? A jamais ? Impossible à dire. 2) Il y a donc désormais une violence nouvelle dans le regard sur autrui. On sait que l'immense majorité des êtres humains aspire à vivre en paix, dans le respect d'autrui, dans le respect de la diversité qui fait la beauté des communautés, mais il y a des "arbres qui cachent cette forêt". Et ces arbres cachent tout le regard donné à la forêt. Le 11 septembre a emporté beaucoup de valeurs avec lui. Une journée dramatique qui mérite de rester en mémoire bien au-delà des seuls anniversaires liés à des repères de dates de décennies. 

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