Denis Bonzy

Le pays attrape-désespoirs …

Lyon St Exupéry 08 07 16

JD Salinger a eu une formule magique pour résumer la relation qui peut parfois exister avec une géographie : "attrape-coeurs". Des paysages. Des odeurs. Des lumières. Des habitants qui portent des coutumes. L'attrape-coeurs peut fonctionner. Pour la France, cette rentrée va le démontrer une fois de plus, c'est l'attrape-désespoirs. Emmanuel Macron gomme sa magie avec l'affaire Benalla et pire encore avec la basse opération de com montée par Europe 1 au sujet d'un enfant de 6 ans. La croissance n'est pas au rendez-vous alors qu'elle est vive ailleurs. Les impositions douces en apparence mais violentes sur le pouvoir d'achat foisonnent comme le prix record de l'essence avec 70 % de taxes ! Plus un plein à moins de 50 €. Les réformes annoncées s'accompagnent des grèves qui sont leurs soeurs immuables. Aucun sujet sérieux sur l'immigration ne peut être ouvert sans un déchaînement de caricatures opposant ceux qui portent le coeur en bandoulière et ceux qui succomberaient à la sécheresse des sentiments égoïstes. Des agressions graves et les médias ouvrent le #NoName : pas de nom de l'agresseur donc désormais chaque agresseur devient un … "étranger caché". Une spirale infernale à terme. C'est vraiment désespérant. Tout sauf l'envie de rentrée. Ou plutôt une rentrée si ordinaire qu'elle donne immédiatement envie de sortir …

Commentaires

Laisser un commentaire