Hier, comme avec les secrets imprévisibles que le calendrier peut parfois réserver, il y a un volet de symbole peu mis en relief à tort : l'âge de 20 ans rend tout possible. Dans le succès d'hier, il y a des côtés qui restent très éloignés de ce qui peut me passionner positivement : la casse bien sûr mais aussi ce mimétisme dans l'excès de liesse. La joie réelle peut aussi exister sans avoir le besoin de crier, parfois même de tomber dans une forme aussi irréelle d'hystérie. Ces observations faites, il y a un symbole fort : à 20 ans, tout est possible. Car la victoire de 2018 c'est aussi l'anniversaire de celle de … 1998. La vie collective française repose souvent sur des formules empreintes d'un très grand bon sens dont la suivante "on n'a pas tous les jours 20 ans". Cette formule est d'abord d'une évidence déconcertante car elle peut pareillement s'appliquer à tous les âges de la vie. Pourquoi 20 ans alors ? Parce que c'est l'âge où tout doit paraître possible, ouvert, positif, la vie devant … Le jour où, en dehors d'épisodiques circonstances, cette phrase aura retrouvé tout son sens pour la jeunesse française, une amélioration collective agréable sera alors intervenue pas seulement pour le temps éphémère d'un soir légitime de fête.
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