En dehors du bonheur d'un temps passé avec notre petit-fils Léon et de l'échange très agréable de SMS avec sa maman pour fêter son anniversaire, sur le plan personnel, la semaine a été difficile. Deux informations imprévisibles ont montré, une fois de plus, si besoin était, qu'on croit qu'on oubliera mais on n'oublie jamais. La première information qui m'a affecté c'est la lecture dans la soirée du jeudi 15 mars du mot publié sur Facebook par M. Ducoulombier au sujet de la disparition de son chien. J'ai eu le plaisir de rencontrer M. Ducoulombier à quelques reprises en présence de M. de Villard et je n'ai jamais imaginé qu'il puisse exposer de tels sentiments. Il m'apparaissait solide, peu affectif … Et là d'un coup je découvrais un autre visage. Mais ses mots si forts avec la photo de son chien me rappelaient aussitôt nos animaux disparus dans des circonstances identiques. Ceux que nous avions accompagnés jusqu'à la dernière seconde pour tenter d'apaiser leurs douleurs, pour leur montrer l'attachement réel profond qui est le nôtre avec l'immense reconnaissance de tous ces moments merveilleux passés ensemble. Pour Aspen, nous avons lutté deux ans. Deux ans pour tenter de la garder contre des cancers. En une seule photo, toutes nos batailles si difficiles, incertaines remontaient à la surface. Puis hier, apprendre le décès de M. Salvatore Cianci. 57 ans ! Maladie détectée juste avant Noël. Hospitalisé à Noël. Décédé en mars. 70 jours plus tard ! Pendant 30 ans, Salvatore a été notre boucher. A Claix d'abord. Puis à Seyssinet. Pendant 30 ans, il a incarné pour moi le commerçant indépendant avec toutes ses immenses qualités : travailleur, humain, connaissant sa clientèle par coeur. Après l'hospitalisation de Marie, il savait exactement ce qui lui ferait plaisir comme plats à son retour. Dans le détail. Une gentillesse fabuleuse. Le rencontrer c'était un moment agréable : des odeurs qui ouvrent l'appétit. Des plats confectionnés avec soin. Les recommandations qui cassent la monotonie des habitudes. Un temps heureux. Là aussi, que d'images de personnes disparues sont revenues. On croit qu'on oubliera mais on n'oublie jamais. Cette mémoire montre, si besoin était, combien ces temps ont été forts. Mais il y a des moments où il serait souhaitable qu'une hiérarchie de douceurs puisse mieux équilibrer ces souvenirs. Mauvaise semaine.
On croit qu’on oubliera mais on n’oublie jamais …
Commentaires
Une réponse à « On croit qu’on oubliera mais on n’oublie jamais … »
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Denis de tout cœur avec vous. Oui quelque fois la vie est cruelle, par le départ d’ Etres chers, que ce soit des humains ou des Animaux, plus particulièrement des chiens qui pour moi font parties sans réserve de la famille.
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