Formellement, en bout de ligne, la démocratie prend la forme d'un bulletin de vote. Un simple morceau de papier. Le déposer dans une urne et attendre un résultat. Mais il y a des circonstances particulières où ce résultat prend une valeur à part. Il souffle alors un formidable vent de liberté collective. De libération. L'oppresseur n'est pas au coin de la rue. Il n'a pas d'uniforme. Ou plutôt il a l'uniforme du passé que l'on ne supporte plus. Que l'on ne veut plus. Et après la victoire du changement, rien n'a … changé et pourtant, tout semble déjà différent. C'est le vent du nouveau matin. Le 5 novembre 2008, avec la victoire d'Obama, être aux Etats-Unis, c'était d'abord partager ce vent du nouveau matin. Depuis la veille du scrutin du 4 novembre 2008, une "fièvre" particulière était perceptible. Le jour du vote, les files d'attentes battaient des records de longueurs. Le 5 novembre, l'étape était franchie. Ce sentiment diffus mais si fort, je l'avais rencontré déjà deux fois préalablement. Mais encore jamais à ce point. A chaque endroit, il y avait l'enthousiasme de vouloir vivre un nouveau jour. Une nouvelle époque. La démocratie retrouvait sa force historique : une liberté que rien ne peut arrêter. Pas de résignation. Pas de haine. Simplement la vitalité d'un nouveau départ. Ce serait une réelle satisfaction que de revivre une telle ambiance encore une fois. Avec l'expérience, j'ai le sentiment que je pourrais en savourer mieux que jamais toutes les douceurs de ce délice.
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