Une partie importante de l'information moderne vit au rythme de l'inversion des catastrophes annoncées. Il y a les catastrophes annoncées qui … n'arrivent pas et les catastrophes non annoncées qui … arrivent pourtant. Le premier semestre 2017 bat des records en la matière. La présidence Trump devait avoir des effets dévastateurs sur l'économie américaine. Le premier semestre 2017 reste l'un des meilleurs. La présidence Trump dévaste l'image des Etats-Unis mais remplit les poches des financiers. Le Brexit devait ruiner la Grande Bretagne, provoquer un exode immédiat des entreprises et des emplois. Rien de tout cela. Et face aux catastrophes qui n'arrivent pas, il y a celles qui arrivent alors même que les annonces avaient été celles … d'améliorations à venir. L'exemple vient de la France et de ses déficits publics. Toujours la même rengaine. Et probablement toujours la même sortie : augmenter des prélèvements obligatoires. Cette inversion des catastrophes annoncées installe une défiance légitime vis à vis de la représentation comme de bon nombre de corps intermédiaires. C'est l'un des facteurs sérieux de la poussée de l'abstention : l'absence de repères solides. La confiance cassée.
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