Denis Bonzy

Et l’Ambassadeur, il sert à quoi … ?

Ambassade de france USA

Depuis quelques jours, le sentiment d'un personnel politique qui n'a rien compris. Macron n'a pas gagné. Les autres ont perdu. C'est très différent. Ils ont perdu parce qu'une très large majorité de citoyens n'en voulaient plus. Prêts à sauter dans l'inconnu mais surtout ne plus vivre ce qui avait été vécu avec eux dans le bilan de la majorité comme dans le bilan de l'opposition d'alors. Et depuis quelques jours, rien ne change. Des médias tentent toujours de bercer l'opinion dans des illusions qui ne marchent plus. Dernier exemple : la pseudo-surprise de l'acceptation par Trump de l'invitation lancée par Macron pour le 14 juillet. La version officielle : "Macron invite Trump. Trump découvre la "gentille" invitation et face à la force irrésistible de ce jeune Président, il ne peut résister. Il vient". Chacun sait que la réalité est différente. De longue date, l'Ambassadeur de France a pris les contacts nécessaires. Les services de la Maison Blanche ont donné leur accord. Et après cette confirmation, l'invitation de Macron a été lancée … L'opinion n'est plus dupe. Elle est lasse d'être prise pour aussi ignorante. De même, elle est lasse de constater que bientôt 2 mois de pouvoir vont se résumer aux photos d'une poignée de mains avec Trump pour savoir qui serrait plus fort, une bise avec Angela Merkel et une balade à vélo pendant le week-end d'un vote. Quelles suites pour la vie quotidienne de chacun ? De même pour l'opposition, toujours les mêmes visages. Les mêmes arguments usés jusqu'à la corde. Une flottille de rescapés des Républicains qui confondent leur victoire personnelle avec le fait que leur circonscription est une telle "réserve" politique que n'importe quel autre candidat estampillé aurait été élu aussi. Il ne manque plus que le traditionnel rapport de la Cour des Comptes indiquant que les chiffres officiels sont faux et que le trou est toujours plus profond. A ce rythme, l'abstention déjà reine va devenir un sport national très prisé. Comme les manifs de rentrée parce que la représentation politique à ce rythme n'a pas cessé de cultiver sa propre détestation.

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