Denis Bonzy

La force actuelle des campagne disruptives

Sanders 30 04 17

Depuis 2008, date de la crise financière occidentale, les campagnes disruptives font la victoire. En 2008, Obama en est le premier artisan. La rupture est partout : de la couleur de peau au choix des moyens de communication. Les publications sur slideshare notamment sur ce thème sont de plus en plus nombreuses et intéressantes (nb : merci aux nombreux lecteurs qui placent ma contribution en tête avec une audience de 5 663 visites à ce jour)  A partir de 2010, dans d'autres démocraties, la disruption a pris d'autres formes : les mouvements "citoyens" : Podemos, Ciudadanos en Espagne, Syriza en Grèce …  En France, Emmanuel Macron est indiscutablement une forme de campagne disruptive avec des ruptures nombreuses (cf article sur Medium du 7 avril 2016). Sous une autre forme, Trump a mené une campagne de ce type en 2016.  Comme Bernie Sanders qui a réalisé une percée incroyable tout particulièrement dans le rapport nombre de voix obtenues / dépenses engagées. Tous ces succès, selon des modalités diverses, montrent quoi : la sanction de systèmes détestés progressivement pour avoir été dans l'incapacité de prévoir la crise, puis d'assurer une sortie rapide de crise et avec des "élites politiques" pas impactés par la crise. La campagne disruptive devient le label actuel d'un anti-système, la marque visible d'un refuge pour changer les choses. Pour les participants aux prochaines élections, c'est une réalité nouvelle à considérer : faire vivre la disruption mais comment et jusqu'où ?

Commentaires

Laisser un commentaire