Cette formule de Spinoza ("le sage meurt moins que le fou") n'est pas toujours exacte. Il y a des moments où la sagesse c'est … la folie. Quand la situation est bloquée, désespérée, c'est la folie positive qui est le meilleur remède. Avec la composition du 1er Gouvernement Macron, c'est la question du jour : Macron est-il capable d'être fou ? L'éloge de la folie dans la situation présente, c'est surtout tourner le dos à celles et à ceux qui ont déjà échoué : Lepage, Bayrou, Hulot conseiller inamovible de Chirac à Hollande en passant par Sarkozy … Il faut du neuf. Du jamais vu aux responsabilités ministérielles. Il faut surtout aller au coeur de l'interprétation du contrat moral avec la nation : élu pour quoi faire ? C'est la question la plus intéressante dans l'exercice d'un mandat public à tous les niveaux. Dans la vie professionnelle, les repères quantifiés existent : CA, RN … Dans la vie publique, tout est plus flou. Il faut donc bien identifier le coeur de l'engagement : pourquoi la confiance a-t-elle été donnée ? L'engagement principal à mes yeux c'est rendre l'espoir à tous. Sortir du défaitisme français généralisé, punitif. Il faut donc du "tous" c'est à dire de la diversité y compris de la diversité par l'échec. Il faut du neuf, du vrai, du peuple. Si Macron n'est pas "assez fou" aujourd'hui face aux tenants installés du système, à voir comment la météo politique change vite, il peut y avoir matière à de grosses inquiétudes rapides.
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