Hier à Chicago, devant des étudiants, Obama faisait sa rentrée sur le thème du leadership. Dans une démocratie d'opinion est-il possible d'être élu sans être aimé ? Non. Il faut une vision et une dimension d'affection. Ce beau sujet de fond fut d'ailleurs le véritable tournant de la campagne de Fillon avec cette formule terrible "je ne vous demande pas de m'aimer mais de me soutenir". Mais dans une démocratie d'opinion qui peut soutenir sans aimer ? Pas le grand nombre. Seulement ceux qui ont intérêt au soutien. Regardons la situation depuis le 23 avril au soir. Quel bruit fait la rupture quand l'affection a fait défaut ? Aucun. La page est tournée. Comment imaginer que voter puisse être une … punition ou même une résignation alors que ce doit être un acte d'envie, de désir, d'espoir ? Ce qui est impressionnant c'est que des professionnels de ce métier aient eu la capacité à oublier à ce point cette réalité de base. Un oubli qui dénote d'abord la capacité à ne penser qu'à soi et à se mentir à soi-même. Le véritable enjeu du changement est là pour le leadership qui est si tristement en panne en France depuis 5 ans. Qui va retrouver durablement ces mots d'affection qui font changer le regard et l'envie ?
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