Qu'est ce qui est le plus désagréable en France actuellement depuis plusieurs années déjà ? Que la vérité reste extérieure presque à chaque dossier ! En quelques décennies, ce pays s'est fâché avec les chiffres solides. Même dans l'armée la plus hiérarchisée au monde (l'enseignement français), ce pays ne sait plus quantifier de façon incontestable un nombre de grévistes par exemple. Irréalité absolue : puisqu'il s'agit que le responsable d'un établissement constate des absences physiques, transmette le chiffre à l'Inspection d'Académie, puis au Rectorat puis au Ministère pour progressivement cumuler les chiffres. Ce dispositif est impossible en France ! Les manifestations : les chiffres varient de 1 à … 10 ! Quand c'est simple, c'est impossible. Que dire quand cela devient compliqué. Les emplois fictifs : impossible de savoir. Sur Fillon, la véritable question n'est pas : pourquoi lui ? Mais pourquoi que lui quand on sait aussi ostentatoirement que le milieu politique français nage dans les emplois fictifs. Le coût réel d'une campagne électorale : impossible. Le profil des donateurs : impossible. Le patrimoine des candidats : impossible. Jusqu'où une démocratie peut-elle s'alimenter de tant d'approximations, de vérités éphémères, de mensonges manifestes … ? Cette question mériterait quand même un examen très sérieux. Parce que les vérités impossibles lassent et discréditent tout un fonctionnement institutionnel.
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