Denis Bonzy

En France, quand le devoir de mémoire et d’analyses dure … une semaine au plus !

Nice attentat fleurs

La mort est-elle comme la météo ou les grèves pour les médias français ? Quand il pleut sur Paris, toute la France a besoin du parapluie. Quand la ville de Paris est bloquée par une grève, toute la France est paralysée. Quand un attentat se déroule à Paris, toute la France est menacée. En irait-il autrement pour un attentat en province ? Pour Nice, le devoir de mémoire et d'analyse a duré … une semaine ! Pourquoi des délais si brefs ?

Pour sortir de la spirale de la guerre à terme comme cette analyse le montre de façon implacable : cliquer sur le lien suivant : la guerre en 2020 ?

Pour zapper et éviter de donner les explications sur les zones d'ombres majeures comme les questions légitimes sur le dispositif de sécurité ? Aujourd'hui, dans le JDD des accusations terribles sont énoncées.

Pour ne pas avoir à s'expliquer sur la réalité des causes durables et la faiblesse de la réponse ?

Plus une nouvelle sur les blessés. Encore moins sur ceux (près d'une vingtaine quand même !) qui étaient entre la vie et la mort… 

Finalement à ce rythme, chaque mort de Nice aura eu droit à 2 heures de mémoire et d'analyses. En effet, 7 jours représentent 168 heures. Sur ce volant, 84 sujets ont été concernés. 2 heures par personne. C'est dramatiquement peu ! 

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