A quoi tient la "haine de la France" y compris sur le plan intérieur ? Pour une grande partie à un pays qui passe son temps à s'excuser pour toutes les fautes commises depuis 1940. Occupation, décolonisation, identités, pauvretés, religions … : tout n'est qu'un champ d'excuses pour des supposées fautes permanentes. Comment aimer un pays qui se trompe aussi souvent au point qu'il lui faut régulièrement solliciter des excuses ? Comment respecter une classe politique qui reconnait s'être trompée aussi souvent ? C'est ce suivisme permanent face aux émotions de l'opinion qui crée le naufrage.
Autres lieux, autres comportements.
Les faits : Barack Obama effectue vendredi la première visite d'un président américain en exercice dans la ville de Hiroshima, bombardée à l'arme atomique par les États-Unis en 1945. Une télévision japonaise le questionne : fera-t-il des excuses ?
«Non, car je pense qu'il est important de reconnaître qu'en pleine guerre, les dirigeants doivent prendre toutes sortes de décisions» a répondu Barack Obama.
«C'est le rôle des historiens de poser des questions et de les examiner mais je sais, ayant moi-même été à ce poste depuis sept ans et demi, que tout dirigeant prend des décisions très difficiles, en particulier en temps de guerre», a-t-il ajouté.
Loin de la démagogie, dans cet entretien, Barack Obama rappelle deux vérités de fond :
1) la guerre, c'est la guerre et on ne ré-écrit pas des actes commis dans le feu de la guerre après 50 ans de paix,
2) gouverner c'est complexe. Et la complexité doit être respectée. C'est la seule façon pour respecter ceux qui ont pris les décisions et qui ne doivent pas subir une suspicion permanente d'incompétence.
Le jour où une telle hauteur de vues retrouvera sa place en France au lieu de la démagogie ambiante irresponsable, la vie publique retrouvera des couleurs agréables et positives.
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