En politique, il y a deux familles très distinctes d'élections : d'un côté les élections à vocation générale comme test de gouvernance globale dans des circonstances où aucun enjeu ne se détache véritablement et d'un autre côté les élections d'une ou deux cause(s), celles où un ou deux dossiers occultent tous les autres. Il faut se méfier de ces dernières. Elles réservent toujours de fortes surprises car les causes en question troublent généralement les "cartes habituelles".
Il y a en France actuellement trois causes qui s'installent comme enjeux forts : l'ordre, l'identité, la précarité. Ce sont les trois sujets qui clivent l'électorat en positionnant des groupes très radicalisés.
Ces radicalités s'expriment déjà actuellement dans des démocraties occidentales : Autriche, Trump aux Etats-Unis…
Si l'ampleur de quelques causes occupe à ce point l'actualité à partir de la rentrée de septembre 2016, des alignements nouveaux pourraient en résulter dans des proportions inédites.
La caractéristique commune actuellement des opinions en France : être à bout de nerfs. Généralement, la crise des esprits anticipe la crise des votes …
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