Les faits : aujourd'hui à Montréal, pour la 1ère fois depuis 130 ans, la version papier de La Presse ne parait pas. Et ne paraitra plus. Annoncée de longue date, cette évolution vers le "tout numérique" prend effet aujourd'hui. Aux Etats-Unis, des supports version papier institutionnels comme Boston Globe, Washington Post … réfléchissent à une évolution analogue. Dans les 10 dernières années, leurs valorisations ont chuté dans des proportions inédites. "Normal" puisqu'à côté d'un titre et d'une influence, il s'agit désormais d'acheter des … pertes à combler.
En France, si l'Etat ne versait pas près de 400 millions d'euros par an à la presse écrite, ce serait un champ de ruines.
La question : pour la première fois, l'arrivée d'un nouveau média va-t-elle en faire disparaître un autre ?
Jusqu'à ce jour, chaque nouveau média s'est ajouté aux anciens. La radio n'a pas fait disparaître le papier. La TV n'a pas fait disparaître la radio… Chaque média ancien s'est ajusté à l'arrivée d'un nouveau. Pourquoi en irait-il autrement pour Internet et l'info papier ?
Parce que le rythme d'Internet et la diversité de ses fonctions (texte + image + vidéo) changent totalement les fonctions de l'info papier.
En conséquence, ce sont ces fonctions de l'info papier qu'il faut ajuster pour
qu'un support ne vampirise pas l'autre.
C'est un sujet passionnant. Il anime aujourd'hui de nombreux cercles dont des mémoires de fin de cycles d'écoles supérieures de commerce.
Il y a des places nouvelles de marchés qui vont s'ouvrir sur des bases neuves. Dans plusieurs villes, cette réflexion est engagée.
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