Denis Bonzy

2016 (6/10) : le jour où la boulimie de dépenses publiques doit prendre fin

Trou

Dernier exemple en date : ce week-end et le choix du stade pour une compétition de tennis. L'Etat joue la voiture balai pour accorder les rallonges pour faire face au choix de la Guadeloupe. Plutôt que de choisir un stade prêt à accueillir la compétition, a été choisi un stade entièrement à aménager pour la circonstance ; d'où le coût de plusieurs millions d'euros pour les contribuables. Autre exemple, l'arrêté préfectoral pour mettre un terme au barrage de Sivens adopté le … 24 décembre. Le week-end de Noël, l'Etat dépense 7 millions d'euros sur deux sujets totalement accessoires pour lesquels il achète le silence tout simplement.

En France, dans le secteur public, le "père Noël" est de passage 365 jours sur 365. La dépense de l'Etat progresse toujours. Les dépenses des collectivités locales augmentent dans le même temps. Les dépenses immédiates mais aussi celles différées sur le lendemain par le poids de la dette. Et dans le même temps, l'investissement chute. C'est le fonctionnement courant qui coûte donc de plus en plus cher. Toujours de plus en plus cher alors même que des priorités manifestes ne reçoivent pas les réponses évidentes.

Mais il y a toujours un jour où le "père Noël" présente sa facture. La Cour des Comptes évoque le chiffre de


20 % des collectivités locales au bord de la faillite financière. 

Que se passera-t-il le jour où la "bulle de la dépense publique" va exploser ?

Probablement pour la première fois, un programme libéral verra enfin le jour ? 

Un programme libéral digne de ce nom inclurait :
– la libéralisation du marché du travail,
– la réforme de la place des syndicats,
– l'ouverture à la concurrence de secteurs encore protégés,
– une suppression des contraintes administratives à la création d'entreprise,
– une privatisation de nombreux service publics pour un secteur public concentré sur ses seules missions essentielles,
– une simplification et une baisse massive des impôts.

Ce jour là, la France entrera dans la modernité et tournera le dos à une "exception française" désormais reconnue comme le "contre-modèle" et surtout le choix de l'irresponsabilité.

Commentaires

Une réponse à « 2016 (6/10) : le jour où la boulimie de dépenses publiques doit prendre fin »

  1. Avatar de Gérard Mauvillain
    Gérard Mauvillain

    Des investissements délirants, avec des coûts de fonctionnement encore plus importants,
    cela dure depuis des ans et des ans, sans jamais de changements,
    Ne nous dites pas que vous allez recommencer,
    qu’allez-vous manigancer ?
    Ecoutez gronder le Cour des Comptes
    Rendez-vous compte,
    Il n’y a plus de place
    pour parler de populace…

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