L'un des rendez-vous de 2016 c'est la France qui découvre le vrai prix de la terreur. D'abord le prix financier de la lutte contre le terrorisme. Un exemple pratique : quand un militaire est payé d'ordinaire 10 €, il touche actuellement 25 € dans le cadre des actions de vigilance sur le terrain par impact des diverses primes. C'est une masse salariale multipliée par 2, 5 à effectifs constants ! Enorme. L'effort de guerre à l'extérieur : une bombe selon ses caractéristiques technique coûte de 200 000 € à 400 000 € l'unité. Le coût financier global s'annonce considérable.
Ensuite, le coût sur l'unité d'une nation surtout quand elle a le sentiment que des auteurs de la terreur appartiennent à la société qu'ils attaquent. C'est un sentiment insupportable que cette réalité de "l'ennemi de l'intérieur". Il est en train de totalement changer le tissu social. Et nous ne sommes qu'au début des modifications. Dans le temps le véritable défi sur le terrain des libertés s'annonce redoutable. Jusqu'où les "mettre au vestiaire" pour lutter contre la terreur ?
Enfin, le rôle des médias. Aux Etats-Unis,
les médias ne se sont jamais remis des trois étapes de guerres depuis 1991. 1991 + 2001 + seconde guerre d'Irak = médias à terre. Ils n'ont jamais su trouver le bon contenu ni la bonne tonalité. Résultat : tous les supports classiques sont à la casse et ce n'est pas seulement l'effet d'Internet mais d'abord de leur désacralisation. Là encore la France ne fait que s'engager sur ce chemin. Dernier exemple en date : les chiffres sur les manifestants corses. Itélé annonce une centaine de manifestants. Mais la vidéo virale sur YouTube montre combien ce chiffre est faux (cf ci-dessous). Les médias sont entrés dans la spirale de la décrédibilisation.
Par tous ces aspects, le vrai prix de la terreur, c'est une démocratie totalement méconnaissable, déstabilisée. La France est engagée sur ce chemin. C'est l'un des défis majeurs de 2016 surtout avec la perspective d'une présidentielle un an plus tard.
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