Denis Bonzy

La crise accélère l’usure des impuissants

Begona Villacis

Au-delà des différences légitimes des opinions, une tendance s'affirme dans les démocraties occidentales : la crise accélère l'usure des impuissants et suscite une répulsion face à ceux qui ne visent qu'à vivre les fonctions sans exercer le vrai pouvoir, celui d'agir concrètement. C'est l'effet commun d'une crise qui dure depuis 2008.

Au Canada, ce sentiment d'usure a été le creuset de la récente victoire de Justin Trudeau.

Aux Etats-Unis, c'est le socle de la percée de Trump, de Carson mais aussi de Marco Rubio.

Trump et sa fille 3

En France, c'est la réalité de l'ancrage de la progression du FN.

En Espagne, dimanche prochain,

Ciudadanos va faire un score historique pour un nouveau parti : près de 20 %. Une nouvelle génération va entrer au parlement : Rivera, Begona Villacis (photo ci-dessus) …

Ceux qui échappent à cette vindicte populaire sont ceux qui agissent. Qui donnent le sentiment de faire face aux réalités. Ce fut le cas de Cameron en mai en Grande-Bretagne. C'est aussi, sur des bases politiques différentes, la popularité constante de Renzi en Italie. Ces deux là, retroussent les manches, réforment.

David cameron 30 07 15

Dans ce contexte, comme la société française est plus bloquée que jamais, le rejet de la classe politique française plus repliée sur elle-même que jamais, composée de professionnels coupés des réalités du quotidien a probablement les plus beaux jours à venir à force de laisser sans réponse la montée considérable des exaspérations populaires. 

Des opinions qui expriment avec beaucoup de constance les priorités attendues : emploi, sécurité, identité. Et là où elles constatent l'inaction et l'échec, elles changent de votes. Finalement rien d'incohérent dans une démocratie.

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