Comme souvent quand la crise frappe, tout s'accélère d'un coup. C'est ce qui se passe depuis 15 jours en France. A l'occasion d'une élection supposée consacrer le pouvoir local, c'est Paris qui impose les démarches à suivre. Les socialistes qui luttaient contre les "godillots" en deviennent la caricature. Des Républicains qui s'essuyaient les pieds sur le paillasson du PS depuis 2012 en font désormais une tapisserie de grand luxe vouée à occuper la salle à manger.
Le Centre, avant hier à droite, puis hier à gauche, aujourd'hui de nouveau à droite et demain on ne sait où, se tait. Il ne s'agit surtout pas de perdre les places négociées dans les coulisses.
Des médias écrasent le vrai débat régional pour s'autoproclamer la nouvelle police des
vertus ordonnant ce qu'il faut faire et surtout ne pas faire. Des candidats sont présentés sur la base de relations familiales. Pourquoi cette "règle" nouvelle ? Qui a présenté Martine Aubry comme la "fille Delors", Ollier comme "le mari Alliot Marie" et sans parler du bal des maîtresses. Pourquoi ce double régime ?
C'est la grande braderie de commerces en faillites.
Le ridicule est franchi depuis longtemps. L'irréel est désormais dépassé. Le jour d'après promet. Et la France se dit officiellement en "guerre". Il y a de quoi être inquiet à constater une telle ambiance dans de telles circonstances.
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