Denis Bonzy

Banque alimentaire : c’est fait !

Banque alimentaire

Ce matin au Leclerc Echirolles, avec Marie, nous avons fait un des gestes qui, chaque année, nous tient le plus à coeur : les produits alimentaires remis à la Banque Alimentaire. C'est d'ailleurs le rare moment où le mot "banque" retrouve de la noblesse dans notre pays. Comme chaque année, nous remettons les produits de belles marques que nous aimons, comme si nous devions préparer notre meilleur repas. Dans cette circonstances, trois sentiments m'animent.

1) La tristesse de voir notre pays institutionnaliser à ce point de telles formes d'aides. Lors de rencontres au Fournil à Grenoble j'ai pris conscience combien la vie peut tourner, sombrer dans une cascade d'épreuves qui ajoutées les unes aux autres rendent presque impossible le retour à la vie d'avant. 

2) Le regret et la colère de ne pas voir mise en oeuvre notre proposition effectuée en 2014 d'annulation des dettes pour des familles en détresse, des dettes qui rendent les rebonds impossibles. Quand on voit les gaspillages effectués et qu'une telle mesure ne soit pas mise en oeuvre, c'est révoltant.

3) Le souhait que la fiscalité soit révisée pour que l'impôt soit dissocié entre la somme dûe de façon générale à vocation des missions fortes d'un Etat (sécurité, santé, enseignement) mais qu'une part discrétionnaire soit introduite sur justificatifs. Autant je suis déchiré par le paiement de l'impôt autant ce matin j'avais une forme de contentement à dépenser, ce qui est exceptionnel chez moi car j'ai une réelle allergie à la dépense. Mais savoir qu'une dépense peut être aussi utile, c'est un autre réflexe. 

Ce n'est pas en fermant des services publics qu'on légitime la solidarité par l'impôt. C'est en améliorant la transparence de la dépense qu'on sert l'impôt. L'argent public n'est pas l'argent de personne. Il est l'argent de chacun prélevé sur le produit de son travail. Ce serait sain de pouvoir mieux l'utiliser directement en affectant une partie importante en toute liberté à l'intérieur du montant annuel global de son imposition. Beaucoup d'actions changeraient alors. Et ce serait tellement plus motivant pour les bénéficiaires potentiels.

Commentaires

Laisser un commentaire