La COP21 s'annonce comme un échec supplémentaire. A ce jour, 56 Etats ont transmis des propositions. Trop timorées. Les enjeux majeurs n'ont toujours pas de solution. Le financement même de l'organisation logistique de la COP21 n'est pas réglé. Mais, la communication sera inversement proportionnelle à la réalité des engagements : communiquer très fort pour cacher la faiblesse des contenus.
L'avenir de l'environnement est ailleurs que chez les Etats. Il est d'abord chez les citoyens. Que le plus grand nombre prenne en main un enjeu concret, précis : préserver un espace, sauver une espèce animale, s'opposer à une densification qui annonce une ville-four ou une ségrégation sociale … Il est ensuite dans des communautés ponctuelles d'objectifs. Il est enfin dans la proximité : le local.
Les Etats sont les impuissants du nouveau siècle : embourbés dans des usages, sans finance disponible, exposés à des alternances accélérées … La vraie puissance est maintenant ailleurs. Google va
révolutionner la santé. Amazon définit une politique culturelle internationale. Des milliardaires verts font plus qu'une COP21 comme Thalassa le montrait hier avec l'action des Tompkins en Patagonie (action souvent présentée dans ces colonnes par le passé).
Cette nouvelle écologie est en marche. Elle va renvoyer les écolos français "en titre" dans leur vrai ancrage : la gauche de la gauche. Et pour la première fois peut-être cette nouvelle écologie va faire que les enjeux de l'environnement seront diffusés le plus largement possible. Ce qui est la meilleure étape vers le succès dans les actes et pas dans les mots trompeurs.
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