Dernièrement au hasard d'un déplacement dans une rue piétonne de Lyon, j'ai rencontré un de mes ex-étudiants qui était de retour de la Grèce. Il me donne des chiffres et des exemples précis d'un drame qui est loin de se résumer à "la Grèce acquittera-t-elle sa dette ou pas" ?
L'enquête dans le supplément de juin 2015 des Echos donne des chiffres qui "font froid dans le dos". Article que je recommande tant il donne des bases sérieuses :
– indice de pauvreté chez les familles monoparentales avec un enfant : 43 % (le seuil de pauvreté retenu, c'est 5 000 € de revenus par an !).
– hommes au chômage : 48, 4 %
– … : la misère est partout.
Une misère qui impose de se poser des questions de fond :
– qu'est ce qui peut permettre de laisser un pays de l'Union Européenne vivre un tel enfer ?
– certes des fautes graves ont été commises mais elles ne sont pas le fait du peuple. Pourquoi paye-t-il actuellement pour des fautes dont les auteurs directs n'encourent aucune responsabilité ?
C'est comme les migrants dans notre pays.
Où est la part d'humanitaire quand des personnes sont contenues dans un tel état de "sous-humanité" ?
Cela va durer encore
combien de temps ?
Quand les opinions vont-elles ouvrir les yeux et imposer des vraies réponses à ces vraies questions et ne plus se contenter de la blagounette du jour de tel ou tel politicien relayée avec complaisance par le copain journaliste après qu'ils aient partagé le bon repas à la belle enseigne du coin ?
Ce sont les deux facettes d'une même misère : la misère intellectuelle des uns conforte la misère matérielle des autres dans une période où le crève-coeur a disparu.
Pendant mon adolescence, il y avait deux projections qui m'inquiétaient sur les perspectives du futur : Big Brother et les films où une partie de l'humanité vivait sous-terre dans un retour animalier primaire.
Ces deux perspectives sont en train de vivre sous nos yeux dans l'indifférence la plus totale. Une situation irréelle.
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