Denis Bonzy

La nouvelle règle : la course pour être … second pour … gagner !

La France s'enfonce dans la crise de façon accélérée. Les récentes départementales sont un étage de plus dans la descente au sous-sol.

Les faits : dans un nombre majoritaire de cantons, le FN arrive en tête au 1er tour. Aura-t-il pour autant des élus en "finale" ? Non.

Pourquoi, parce que le "front républicain" rassemble des personnes que tout oppose sauf un seul point : la volonté de faire perdre le FN. 

CGI bis 29 09 14

Des électeurs PS que l'UMP a vilipendés pendant toute une campagne vont voter … UMP pour faire perdre le FN.

Comment a été parfois acquise la seconde place : parce que les autres étaient trop divisés.

En Isère, la caricature est dans le canton de


Pont de Claix la gauche, dont les 4 candidats représentent 42 % des voix exprimées, va voter pour l'UMP dont l'axe de campagne était "s'opposer" au … PS. 

Pont de Claix mairie 02

Pourquoi 4 candidats à gauche alors que l'un des candidats a été dans l'exécutif départemental PS pendant 12 ans et un autre dans l'exécutif PS de l'agglo pendant 15 ans ! 

Pourquoi candidats alors à ce prix politique là contre leur passé sur plus d'une décennie et contre leurs engagements d'alors ? 

Une UMP qui n'a même pas franchi le seuil des 12, 5 % des exprimés mais qui doit sa qualification au fait qu'il faut 2 candidats au second tour et sa victoire au vote de ses … opposants.

Qui peut sérieusement prétendre qu'un tel agrégat de non sens puisse  durablement rester comme règle politique ?

Quel pays peut durablement considérer qu'il faut être second pour … gagner et pour assurer que le 1er ne soit pas du tout représenté ?

La politique française est entrée dans une zone de non sens qui amène les formations politiques classiques à une crise sans précédent.

Le 1er parti est maintenant l'abstention, élection après élection.

Le second parti va devenir le FN qui est aux portes partout de la 1ère place quand il ne l'occupe pas déjà. 

Son score des départementales va créer une dynamique qui va compter aux régionales et aux législatives avec l'arrivée de nouveaux candidats le renforçant.

Quelle étape supplémentaire faut-il encore attendre pour apporter les réformes incontournables ?

C'est tout le fonctionnement de la politique française qui doit être révisé : de son financement sur les impôts en passant par les conditions de sélection des candidats via des primaires y compris par la remise en cause des scrutins à 2 tours pour responsabiliser candidats et citoyens …

Mais là comme  en économie, le pays n'est-il pas totalement bloqué ? Jusqu'à quel  étage de toujours plus dans la crise faut-il encore descendre ?

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