La semaine dernière, à Genève, un groupe de travail a commencé le travail de fond pour la Conférence Internationale de Paris en décembre. Les prévisions du GIEC sont reconnues comme solides. Elles annoncent des modifications rapides majeures : les inondations liées aux précipitations particulières liées au réchauffement climatique, la disparition de plages à partir de la hausse de 60 cm des océans …
Pour certains continents dont l'Afrique, l'évolution à circonstances constantes est un désastre considérable….
Que se passe-t-il de concret ? Rien.
En France, en dehors des fonds "croissance verte" auprès de la CDC (fonds peu mobilisés), les "grands travaux" sont à l'arrêt.
Le fossé qui se creuse entre la qualité des diagnostics et l'immobilisme des actes est d'une ampleur effrayante. Plus on sait ce qui peut se passer, moins on agit pour éviter que … cela ne se passe !
Si on prend un département comme l'Isère, dès les années 90, des recommandations très pratiques ont été faites à l'exemple de la sécurisation des alimentations en eau potable par la diversification des ressources.
Près de 20 ans plus tard,
rien n'a été fait.
En réalité, tout ce qui ne se voit pas immédiatement n'est plus fait.
Donc, dans cette mentalité, les réseaux sont voués à … l'abandon.
Ils sont trop vite enterrés par définition donc plus visibles.
Quelques départements échappent encore à cette culture. Généralement, ce sont des départements qui historiquement ont eu un rapport difficile à la ressource en eau et dont les élus sont d'abord des gestionnaires avant d'être des politiques.
Mais globalement, ce qui a été longtemps qualifié d"école française de l'eau" pour la qualité d'une alimentation en eau est en train de se fragiliser terriblement.
La discrétion étonnante qui a entouré les conclusions d'étape la semaine dernière ne peut qu'inquiéter très sérieusement.
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