Les opinions publiques occidentales sont confrontées à un défi de fond : leur rapport à la crise. Jusqu'à quand une crise est-elle acceptable, avec quelle durée ? Jusqu'où une crise peut-elle remettre en question des avancées supposées acquises ?
La Grèce vient de répondre : le temps de la soumission à la crise est passé.
L'Espagne va répondre sur des bases probablement comparables à celles de la Grèce avec le succès de Podemos.
Jusqu'ici, ces deux pays pouvaient faire figures d'exceptions compréhensibles parce que particulièrement touchés par l'austérité.
Mais pour jeudi est annoncé au Canada le début d'un mouvement sur cette accroche et au sein de l'une des économies les plus saines et dynamiques des dernières années.
Si la vague se forme à ce point, c'est
une réalité nouvelle qui va naître. La civilisation occidentale est née de sa relation avec le progrès dont la diffusion toujours croissante du progrès matériel. Si cette diffusion est compromise, quelles conséquences ? Pour quels nouveaux équilibres ?
C'est un vrai tournant dans le rapport à la crise qui est en train de se produire.
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