La descente aux enfers de la politique française semble ne pouvoir rencontrer aucun plancher. Il y a trois semaines, 4 millions de personnes manifestaient. Quoi de concret 3 semaines plus tard ? Rien.
Un pays voisin (Grèce) ouvre un sujet sérieux sur la dette. La France aborde-t-elle le fond du dossier ? Non. Aux Etats-Unis qui ont un taux de croissance 17 fois supérieur à celui de la France, la question de fond est ouvert. En France : non.
Des pays connaissent un taux de croissance près de 20 fois supérieur à celui de la France : un débat sérieux est-il organisé sur les raisons de ce décalage ? Non.
Le Front National creuse l'écart en tête des partis politiques quand au
même moment l'abstention progresse à des niveaux records. Conséquence concrète ? Rien.
Sur le plan national, la formation politique (UMP) qui se veut "donner l'exemple" de l'organisation face "au désordre PS" devient l'exemple d'une pagaille sans nom avant sa réunion de bureau : tout le monde aura donné sa version avant la réunion.
Sur le plan local, en pleine vague de rejet des partis politiques, des élus de la Métro votent une hausse de + 256 % de leur indemnité de base et sans le moindre vote contre !
La France est tombée aux pires heures de la IV ème République avec une inefficacité généralisée et sans oublier les sordides scandales comme l'actuel procès DSK. Rien ne manque au tableau.
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